- L’usure de la hanche, ou coxarthrose, est une arthrose : une maladie de l’articulation qui détruit progressivement le cartilage, favorisée par l’âge, le surpoids, les blessures et certaines anomalies anatomiques.
- Selon l’Inserm, environ 10 millions de personnes sont touchées par l’arthrose en France, et la hanche représente environ 10 % des localisations.
- On ne peut pas supprimer tous les facteurs de risque, mais le maintien d’un poids sain et une activité physique régulière font partie des mesures recommandées par l’OMS.
- Le traitement soulage les symptômes ; la prothèse de hanche est réservée aux formes sévères.
L’usure de la hanche est le plus souvent due à l’arthrose de la hanche (coxarthrose), une dégradation progressive du cartilage qui résulte de plusieurs facteurs combinés : vieillissement, surcharge mécanique, surpoids, blessures anciennes ou forme particulière de l’articulation. Le terme « ostéoarthrite », calqué sur l’anglais osteoarthritis, n’est pas le terme usuel en français : on parle d’arthrose, l’« arthrite » désignant plutôt une atteinte inflammatoire de l’articulation. Comprendre ces causes permet d’agir sur celles qui sont modifiables et de consulter au bon moment.
Qu’est-ce que l’arthrose de la hanche ?
L’arthrose de la hanche est une maladie de l’articulation coxo-fémorale (entre la tête du fémur et le bassin) qui conduit à la destruction du cartilage. Selon l’Inserm, elle ne touche pas seulement le cartilage : la membrane synoviale (qui tapisse l’intérieur de l’articulation) et l’os sous-chondral (situé juste sous le cartilage) sont aussi concernés. Des débris de cartilage s’accumulent dans l’articulation et entretiennent une inflammation locale.
L’Inserm indique qu’environ 10 millions de Français sont atteints d’arthrose, dont 65 % des plus de 65 ans et 80 % des plus de 80 ans, contre 3 % des moins de 45 ans. La hanche représente environ 10 % des localisations, derrière le rachis, les mains et les genoux. Le genou est traité dans notre article sur l’arthrose du genou.
À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 528 millions de personnes vivaient avec l’arthrose en 2019 ; 73 % d’entre elles avaient plus de 55 ans et 60 % étaient des femmes.
Quelles sont les causes de l’usure de la hanche ?
L’arthrose de la hanche n’a presque jamais une cause unique : elle résulte d’un ensemble de facteurs, certains modifiables, d’autres non.
| Facteur | Ce qu’en disent les organismes | Modifiable ? |
|---|---|---|
| Âge | Principal facteur selon l’Inserm et l’OMS | Non |
| Sexe féminin | Facteur de risque cité par l’OMS | Non |
| Prédisposition familiale, génétique | Citée par l’OMS et la Société française de rhumatologie | Non |
| Anomalies anatomiques de l’articulation | Citées par l’Inserm | À discuter avec un spécialiste |
| Lésions articulaires, utilisation excessive | Citées par l’OMS | En partie (prévention des blessures) |
| Surpoids | Augmente les contraintes mécaniques selon l’Inserm | Oui |
| Désordres métaboliques (diabète, obésité), maladies inflammatoires des articulations | Cités par l’Inserm et l’OMS | En partie, par leur suivi |
La Société française de rhumatologie (SFR) résume le mécanisme : l’arthrose s’installe sous l’effet du vieillissement ou d’une surcharge mécanique, le surpoids étant l’un des facteurs qui l’accentuent.
Quels symptômes doivent faire penser à une arthrose de la hanche ?
Le signe principal est une douleur dite « mécanique », qui augmente avec l’activité et se calme au repos, selon la SFR. L’arthrose de la hanche entraîne des douleurs et des difficultés à la marche ; l’OMS décrit plus largement l’arthrose par des douleurs, des gonflements et des raideurs qui gênent les déplacements.
La douleur de hanche peut être ressentie dans l’aine, la fesse ou la cuisse. D’autres causes peuvent donner des douleurs comparables, d’où l’intérêt d’un examen médical, éventuellement complété par une radiographie, avant de conclure à une arthrose.
Comment limiter l’usure de la hanche ?
La prévention repose sur les facteurs modifiables : le poids, l’activité physique et la protection des articulations. L’OMS recommande l’exercice régulier, le maintien d’un poids sain et l’éducation des patients ; la SFR insiste sur une activité physique régulière pour entretenir la force musculaire.
- Surveiller son poids : selon l’Inserm, le surpoids augmente les contraintes mécaniques sur l’articulation. Notre guide pour suivre son poids sans obsession propose des repères, et la mesure du tour de taille complète l’évaluation.
- Bouger régulièrement : une activité adaptée entretient les muscles qui stabilisent la hanche. Le type et l’intensité se discutent avec le médecin ou le kinésithérapeute, surtout en cas de douleur.
- Prévenir les blessures : échauffement, progressivité de l’entraînement et attention aux traumatismes répétés, puisque l’OMS cite les lésions et l’utilisation excessive des articulations parmi les facteurs de risque.
- Faire suivre les maladies associées : diabète et maladies articulaires inflammatoires figurent parmi les facteurs cités par l’Inserm.
Comment soigne-t-on l’arthrose de la hanche ?
Selon l’Inserm, la prise en charge actuelle est essentiellement symptomatique : elle vise à soulager la douleur et à préserver la mobilité, sans réparer le cartilage. Elle associe des mesures non médicamenteuses (activité physique, perte de poids, kinésithérapie selon la SFR) et des médicaments contre la douleur prescrits par le médecin.
Lorsque l’arthrose est sévère et que la gêne persiste malgré ces mesures, la pose d’une prothèse reste l’option de dernier recours, selon l’Inserm ; l’OMS mentionne également la chirurgie de remplacement articulaire. Aucun complément alimentaire ne reconstruit le cartilage : tout produit de ce type se discute avec le médecin ou le pharmacien.
Quand consulter
Consultez votre médecin si une douleur de hanche persiste ou limite la marche : un examen permet de confirmer l’arthrose ou d’en écarter d’autres causes. Une douleur qui réveille la nuit ou s’accompagne de fièvre ne correspond pas à la douleur mécanique décrite par la SFR et justifie aussi une consultation. Après une chute, une douleur intense avec impossibilité de s’appuyer sur la jambe impose un avis en urgence : appelez le 15 ou le 112.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre arthrose de la hanche et coxarthrose ?
Il n’y en a pas : coxarthrose est le nom médical de l’arthrose de la hanche. Le terme « ostéoarthrite » est un calque de l’anglais osteoarthritis : en français, on parle d’arthrose, l’« arthrite » désignant plutôt une atteinte inflammatoire de l’articulation.
L’arthrose de la hanche est-elle fréquente ?
Selon l’Inserm, l’arthrose touche environ 10 millions de personnes en France, et la hanche représente environ 10 % des localisations. Sa fréquence augmente nettement avec l’âge.
Le surpoids use-t-il la hanche ?
Le surpoids augmente les contraintes mécaniques sur les articulations porteuses selon l’Inserm. Le maintien d’un poids sain fait partie des mesures recommandées par l’OMS.
Faut-il arrêter le sport en cas d’arthrose de la hanche ?
Non : une activité physique régulière et adaptée fait partie de la prise en charge selon la SFR et l’OMS. Le choix de l’activité se fait avec le médecin ou le kinésithérapeute ; notre article sur le sport en cas d’arthrose du genou détaille les précautions générales.
Peut-on guérir l’arthrose de la hanche ?
Les traitements actuels soulagent les symptômes sans régénérer le cartilage, selon l’Inserm. Dans les formes sévères, la prothèse de hanche remplace l’articulation abîmée.
Quels sont les symptômes de l’arthrose de la hanche ?
Le signe principal est une douleur dite mécanique, qui augmente avec l’activité et se calme au repos, selon la SFR. Elle peut être ressentie dans l’aine, la fesse ou la cuisse et s’accompagne de difficultés à la marche. D’autres causes pouvant donner des douleurs comparables, un examen médical est utile avant de conclure à une arthrose.
Sources
- Inserm : dossier arthrose — mécanismes, 10 millions de personnes en France, répartition par âge et par articulation, facteurs de risque, traitements
- OMS : arthrose, principaux faits — 528 millions de personnes en 2019, facteurs de risque, prise en charge
- Société française de rhumatologie : l’arthrose — vieillissement et surcharge mécanique, douleur mécanique, kinésithérapie et activité physique
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

