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Vie pratique

Cursus de santé, qu’est-ce qui a changé ?

Si tu veux comprendre comment accéder aux études de santé aujourd’hui, il faut retenir une chose simple : la PACES a disparu, et l’entrée en médecine passe désormais par le PASS, la LAS ou certaines passerelles. Concrètement, la sélection existe toujours, mais elle est plus souple sur le papier et plus exigeante dans la pratique, parce qu’elle repose à la fois sur les résultats, le dossier et les capacités d’accueil de chaque université. Si tu es en terminale, en réorientation ou déjà engagé dans un cursus santé, ce que tu dois surtout comprendre, c’est comment fonctionne cette nouvelle organisation et comment te préparer intelligemment pour maximiser tes chances.

L’essentiel a retenir : la PACES a disparu, mais la sélection en santé reste très forte ; le PASS et la LAS sont aujourd’hui les deux voies principales ; le numerus apertus remplace le numerus clausus ; les règles varient selon les universités ; le redoublement du PASS est en principe limité ; une préparation sérieuse peut vraiment faire la différence.

  • La PACES n’existe plus : l’accès passe surtout par le PASS ou la LAS.
  • La sélection finale dépend désormais des universités et des besoins locaux.
  • Le numerus apertus remplace l’ancien numerus clausus.
  • Le redoublement du PASS est en principe interdit, donc l’anticipation compte beaucoup.
  • Une prépa médecine peut t’aider à mieux gérer le rythme, la méthode et la pression.
  • Plusieurs voies existent selon ton profil : PASS, LAS, passerelles et préparation anticipée.

Une sélection numerus apertus

La nouvelle donne pour accéder aux études de santé repose sur le numerus apertus. En pratique, cela signifie que la sélection n’a pas disparu : elle a simplement changé de forme. Le test de fin de première année existe toujours, mais les modalités ont été revues, et ce sont désormais les universités qui définissent une partie des critères d’admission en deuxième année.

Ce point est important, parce que si tu es dans cette situation, tu ne peux plus te contenter d’une logique unique valable partout. Chaque faculté adapte son organisation selon ses capacités d’accueil, ses besoins en professionnels de santé et, dans certains cas, des objectifs de diversité des profils. Autrement dit, deux étudiants avec le même niveau peuvent ne pas être évalués exactement de la même manière selon l’université choisie.

Ce que change le numerus apertus pour toi

Concrètement, le numerus apertus remplace l’ancien système fermé du numerus clausus par une logique plus locale. Le nombre d’admis n’est plus fixé de façon rigide au niveau national, mais ajusté entre les universités et les agences régionales de santé. Dans les faits, cela permet d’augmenter ou d’adapter le nombre d’étudiants formés, notamment dans les régions qui manquent de médecins.

Ce que cela implique pour toi, c’est qu’il faut regarder de près les règles de la faculté que tu vises. Les critères peuvent inclure les résultats académiques, la capacité à suivre un rythme intense, les épreuves écrites, les oraux, ou encore la cohérence du parcours. Il faut donc préparer ton dossier et ta stratégie d’admission avec précision, plutôt que de miser uniquement sur une bonne note finale.

Pourquoi les critères de sélection ont évolué

Dans la pratique, cette évolution répond à un besoin très concret : former plus de médecins et mieux répartir les professionnels sur le territoire. On constate souvent que certaines régions souffrent de déserts médicaux et d’un vieillissement du corps médical. Le système a donc été repensé pour mieux coller aux réalités du terrain.

Ce que cela change pour toi, c’est que la sélection ne repose plus seulement sur la performance brute. Les universités cherchent aussi à former des profils capables de s’inscrire durablement dans les besoins du système de santé. C’est pour cela qu’il faut travailler ton dossier, ton orientation et ta méthode avec une vraie vision d’ensemble.

Un plus grand nombre de médecins formés

Le constat est simple : dans de nombreux territoires français, le manque de médecins est devenu un enjeu majeur. Les déserts médicaux, les départs à la retraite et la pression croissante sur les services de santé ont poussé les pouvoirs publics à revoir l’accès aux études médicales. L’objectif est clair : former davantage d’étudiants en santé pour répondre aux besoins réels de la population.

Mais attention, former plus de médecins ne veut pas dire que l’entrée est devenue facile. Au contraire, la première année reste très exigeante. Si tu rencontres ce problème, à savoir une difficulté à t’organiser, à tenir la charge de travail ou à apprendre vite et bien, une préparation en amont peut faire une vraie différence.

Pourquoi une prépa médecine peut t’aider

À Besançon, comme ailleurs, une prépa médecine est souvent recommandée à ceux qui veulent sécuriser leur entrée en PASS. La raison est simple : le redoublement n’est plus la solution de secours qu’il a pu être par le passé. Tu dois donc arriver avec de bonnes bases, une méthode solide et une vraie capacité à encaisser le rythme.

Dans la pratique, une prépa médecine peut t’aider à :

  • prendre une longueur d’avance sur le programme du PASS ;
  • développer la capacité de travail exigée pour réussir le PASS ;
  • trouver une méthode de travail efficace ;
  • gagner en assurance pour les épreuves écrites et orales.

Ce que cela change pour toi, c’est que tu ne découvres pas tout au moment où la pression est maximale. Tu arrives avec des repères, des automatismes et une organisation qui te font gagner du temps dès les premières semaines.

Les différentes formes de prépa médecine

La prépa médecine n’a pas une seule forme. En réalité, elle s’adapte à ton niveau, à ton calendrier et à ton mode de travail. Si tu veux éviter de te disperser, il est utile d’identifier la formule qui correspond vraiment à ta situation.

Tu peux notamment choisir :

  • une année blanche, pour suivre avant l’entrée à la faculté l’essentiel du programme du PASS ;
  • un stage de pré-rentrée, souvent sur deux semaines, pour démarrer avec de meilleures bases ;
  • une terminale santé, si tu veux anticiper dès le lycée sans perdre d’année ;
  • une prépa annuelle en présentiel, en parallèle du PASS ;
  • une préparation annuelle à distance, si tu préfères travailler seul tout en gardant un cadre et des outils adaptés.

Dans les faits, il n’existe pas une formule universellement meilleure. Le bon choix dépend de ton niveau de départ, de ton autonomie, de ton budget et de ton besoin d’encadrement. Si tu hésites encore, le plus pertinent est de choisir la solution qui réduit le plus tes risques d’erreur méthodologique.

Les erreurs fréquentes à éviter

On voit souvent les mêmes pièges chez les étudiants qui se lancent sans préparation suffisante. Le premier, c’est de sous-estimer la densité du programme. Le second, c’est de croire qu’il suffit d’être “bon en sciences” pour réussir. En réalité, la réussite dépend aussi de la régularité, de la vitesse d’apprentissage, de la gestion du stress et de la capacité à faire des choix stratégiques.

Autre erreur classique : attendre les premiers résultats pour réagir. Dans ce type de cursus, perdre plusieurs semaines peut coûter très cher. Il est donc recommandé de poser un cadre de travail dès le départ, avec des objectifs hebdomadaires, des révisions actives et un suivi précis de tes points faibles.

Plusieurs voies d’accès ou passerelles

Les études de santé ne reposent plus sur un seul profil type. Aujourd’hui, les formations sont associées à d’autres disciplines, ce qui ouvre plusieurs voies d’accès. Ce changement est important, car il permet à des étudiants aux parcours plus variés d’envisager une entrée en médecine, en pharmacie, en odontologie ou en maïeutique.

Si tu n’as pas un profil purement scientifique, cela ne ferme pas la porte. Au contraire, tu peux construire un parcours cohérent à partir d’une licence ou d’une autre formation, à condition de bien comprendre les règles d’admission et les exigences de ta faculté.

Le PASS

Le PASS signifie Parcours Spécifique Santé. C’est la voie classique pour accéder aux filières MMOP : Médecine, Maïeutique, Odontologie et Pharmacie. Le principe est simple : tu suis une majeure santé, complétée par une mineure dans une autre discipline comme le droit, l’économie, le sport ou une autre matière proposée par l’université.

Concrètement, le PASS convient surtout si tu sais déjà que tu veux aller vers la santé et que tu es prêt à t’investir fortement dès la première année. C’est une voie exigeante, avec peu de place pour l’improvisation.

La LAS

La LAS, ou Licence Accès Santé, est une autre voie d’entrée vers les études médicales. Ici, tu suis d’abord une licence principale — par exemple en droit, en lettres, en chimie ou en langues — avec une option santé. Cette formule est intéressante si tu veux garder une ouverture disciplinaire tout en visant une filière médicale.

Dans la pratique, la LAS peut être un bon choix si tu veux sécuriser un parcours plus progressif. Elle demande toutefois de bien gérer deux exigences à la fois : réussir dans ta licence principale et maintenir un niveau solide dans le bloc santé.

Les passerelles vers les paramédicaux

Si tu ne remplis pas les conditions pour accéder à la filière médicale visée, d’autres orientations restent possibles dans le champ de la santé. Les parcours paramédicaux permettent d’aller vers des métiers comme infirmier, assistant social ou d’autres fonctions du secteur médico-social selon les formations choisies.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un échec en PASS ou en LAS ne signifie pas la fin d’un projet dans la santé. Il peut au contraire être l’occasion de rebondir vers un métier concret, utile et porteur de sens, en restant dans un environnement professionnel proche de tes aspirations initiales.

Comment choisir la bonne voie dans ton cas

Le bon choix dépend de ton profil, de ton niveau scolaire, de ton autonomie et de ton objectif final. Si tu es très à l’aise dans les sciences et que tu veux aller vite vers les filières MMOP, le PASS peut être pertinent. Si tu veux une voie plus ouverte, la LAS peut être plus rassurante. Si tu as besoin d’un cadre renforcé, une prépa peut t’aider à structurer ton entrée.

Dans tous les cas, il faut éviter de choisir uniquement sur la réputation d’une filière. Ce qui compte vraiment, c’est l’adéquation entre ton profil, ton rythme de travail et les exigences de la formation. C’est souvent là que se joue la différence entre un parcours subi et un parcours maîtrisé.

Comment bien te préparer avant d’entrer en PASS ou en LAS

Si tu veux mettre toutes les chances de ton côté, la préparation ne doit pas commencer le premier jour de cours. En pratique, les étudiants les plus sereins sont souvent ceux qui ont anticipé la charge de travail, les méthodes de mémorisation et l’organisation des révisions. Ce n’est pas une question de “travailler plus” au hasard, mais de travailler plus intelligemment.

Les bonnes pratiques qui font la différence

Il est recommandé de commencer par comprendre le rythme réel de la formation visée. Ensuite, tu dois construire des habitudes simples mais stables : révisions régulières, fiches claires, entraînement aux QCM, reprise fréquente des notions difficiles et suivi de tes erreurs. Dans la majorité des cas, ce sont ces mécanismes qui font progresser durablement.

Concrètement, tu gagnes à :

  • travailler un peu chaque jour plutôt que de tout concentrer avant les examens ;
  • faire des exercices et des QCM pour vérifier ta compréhension ;
  • revoir rapidement les notions après le cours pour éviter l’oubli ;
  • identifier tôt les matières les plus sélectives ;
  • te faire accompagner si tu sens que tu pars sans méthode.

Ce que cela implique, c’est que la réussite en santé repose autant sur la stratégie que sur le niveau de départ. Un étudiant moyen mais bien organisé peut parfois dépasser un étudiant brillant mais désordonné.

FAQ

La PACES a-t-elle complètement disparu ?

Oui, la PACES a été remplacée par de nouveaux parcours d’accès aux études de santé. Aujourd’hui, les principales voies sont le PASS et la LAS. Cela ne veut pas dire que la sélection a disparu, mais qu’elle a changé de forme.

Le numerus apertus remplace-t-il le numerus clausus ?

Oui, le numerus apertus remplace l’ancien numerus clausus. Le nombre d’admis est désormais déterminé de manière plus locale, en fonction des besoins et des capacités d’accueil. Dans la pratique, cela rend le système plus adaptable, mais pas moins sélectif.

Quelle est la différence entre PASS et LAS ?

Le PASS est une voie santé avec une mineure hors santé, tandis que la LAS est une licence disciplinaire avec une option santé. Le PASS est plus directement orienté vers les filières médicales, alors que la LAS offre un parcours plus ouvert. Le bon choix dépend de ton profil et de ta façon de travailler.

Faut-il forcément faire une prépa médecine pour réussir ?

Non, une prépa médecine n’est pas obligatoire pour réussir. En revanche, elle peut être très utile si tu as besoin d’un cadre, d’une méthode et d’une avance sur le programme. Si tu manques d’organisation ou si tu redoutes le rythme, elle peut clairement sécuriser ton départ.

Peut-on redoubler le PASS ?

En principe, non, le redoublement du PASS n’est pas prévu comme avant. C’est justement pour cela que l’anticipation et la préparation sont devenues si importantes. Si tu rates cette première année, il faut souvent envisager une autre voie ou une réorientation.

La LAS permet-elle d’accéder à médecine ?

Oui, la LAS permet d’accéder aux études de médecine et à d’autres filières de santé selon les règles de l’université. Tu dois cependant réussir à la fois ta licence principale et ton option santé. C’est une voie intéressante si tu veux garder plusieurs possibilités.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes en première année de santé ?

Les erreurs les plus fréquentes sont de sous-estimer la charge de travail, de ne pas avoir de méthode et d’attendre trop longtemps avant de corriger ses lacunes. Beaucoup d’étudiants pensent aussi qu’il suffit d’apprendre par cœur, alors qu’il faut surtout comprendre, s’entraîner et réviser régulièrement.


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