- Depuis la rentrée 2020, la PACES a été remplacée par deux parcours : le PASS (parcours d’accès spécifique santé) et la L.AS (licence avec accès santé).
- Le numerus clausus national a laissé place à un « numerus apertus » : chaque université fixe ses capacités d’accueil en lien avec l’agence régionale de santé (ARS).
- Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, le redoublement en PASS n’est pas autorisé et l’étudiant dispose de deux candidatures au maximum.
- Les deux voies mènent aux formations MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.
Le cursus de santé a changé en profondeur avec la réforme de l’accès aux études de santé : la PACES et le numerus clausus ont disparu au profit du PASS, de la L.AS et d’un nombre de places fixé localement. La sélection reste forte, mais elle repose désormais sur plusieurs voies d’entrée et sur des règles propres à chaque université. Voici ce qui a changé, ce que montrent les premiers bilans officiels et comment s’y préparer.
Qu’est-ce qui a remplacé la PACES ?
La PACES (première année commune aux études de santé), en place depuis 2010, a été supprimée à la rentrée 2020 par la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé du 24 juillet 2019. Selon la note d’information du service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur (SIES) publiée en décembre 2023, deux parcours l’ont remplacée :
| Parcours | Organisation | Profil visé |
|---|---|---|
| PASS (parcours d’accès spécifique santé) | Majeure santé et mineure dans une autre discipline | Étudiants centrés sur la santé dès la première année |
| L.AS (licence avec accès santé) | Majeure dans une autre discipline et mineure santé | Étudiants qui veulent une licence solide avec une possibilité d’accès aux études de santé |
| Passerelles | Procédure distincte, au moins 5 % des places | Étudiants ou diplômés venant d’autres cursus |
D’après la même note, 61 universités proposaient au moins l’un de ces parcours en 2022-2023 : 31 avec un PASS, 30 avec uniquement des L.AS. L’Onisep rappelle que les études de santé durent ensuite de 6 à 12 ans après le bac selon la filière et la spécialité.
Que change le numerus apertus ?
Le nombre de places en deuxième année n’est plus fixé nationalement : chaque université détermine ses capacités d’accueil en lien avec l’agence régionale de santé, ce que l’on appelle le numerus apertus. Selon la note du SIES, la répartition des places obéit à des règles minimales :
- au moins 30 % des places pour les étudiants ayant validé une première année (60 crédits ECTS) ;
- au moins 30 % pour ceux qui ont validé deux ou trois années de L.AS (120 crédits ECTS ou plus) ;
- au moins 5 % pour les passerelles ;
- pas plus de 50 % des places d’une formation réservées à un même parcours (PASS ou L.AS).
Les critères précis (épreuves écrites, oraux, notes de la mineure) sont propres à chaque faculté : deux universités peuvent évaluer différemment des profils comparables.
Combien de chances a-t-on pour entrer en médecine ?
Le principe est celui de deux candidatures au maximum. Selon le SIES, la première peut avoir lieu à la fin de la première année, après validation de 60 crédits ECTS, la seconde à la fin de la deuxième ou de la troisième année de L.AS. Le redoublement en PASS n’est pas autorisé : un étudiant de PASS non admis poursuit en licence, notamment en L.AS, ce qui lui permet de candidater une seconde fois.
L’objectif affiché est la réorientation « sans perte de temps ». La note du SIES indique qu’en 2021-2022, 71 % des étudiants non admis poursuivaient des études, dont 12 % en L.AS et 31 % en licence hors santé.
La réforme a-t-elle changé les chances de réussite ?
Les premiers bilans officiels montrent des résultats contrastés. Selon la note du SIES de décembre 2023 :
- le taux d’admission en un an en filière MMOPK était de 35 % en PASS et de 16 % en L.AS pour la cohorte 2021-2022 ;
- 33 % des bacheliers 2020 ont été admis en un ou deux ans, soit 4 points de moins que les bacheliers 2018 passés par la PACES ;
- la diversification des profils reste faible : en 2021-2022, 97 % des admis avaient un bac scientifique et 89 % une mention.
Des parlementaires ont interpellé le ministère sur les capacités d’accueil et l’information des étudiants, comme le montre une question écrite déposée à l’Assemblée nationale sous la XVe législature. Les règles restant ajustables, consultez chaque année le site de l’université visée et Parcoursup.
Une nouvelle évolution est annoncée. Selon Service-Public.fr (actualité du 29 avril 2026), le Gouvernement prévoit, à la rentrée 2027, de remplacer le PASS et la L.AS par une voie d’accès unique harmonisée au niveau national : une première année organisée en trois blocs (santé, disciplinaire, transversal), deux possibilités de candidature, en fin de première et de deuxième année, et un classement fondé sur l’ensemble du parcours plutôt que sur un seul examen. Les cinq filières MMOPK restent concernées.
Comment se préparer au PASS ou à la L.AS ?
La préparation commence par le choix du parcours. Les étapes utiles :
- Comparer les universités : capacités d’accueil, mineures proposées, modalités des oraux.
- Choisir une L.AS dont la majeure vous intéresse vraiment, car elle sert aussi de solution de repli.
- Travailler la méthode : régularité, fiches, entraînement aux QCM, gestion du stress et du sommeil.
- Vérifier si la faculté propose un tutorat étudiant.
Certains étudiants suivent aussi une prépa médecine privée en complément de la faculté. Ces organismes sont payants et ne garantissent pas l’admission ; comparez leurs tarifs et leurs méthodes avec ce que propose la faculté. D’autres choisissent de se former à l’étranger : notre article sur l’inscription en fac de médecine en Roumanie présente cette option. Les futurs soignants travailleront aussi avec des données de santé de plus en plus nombreuses, comme le montre notre guide sur la biométrie et la recherche médicale, ou celui sur la biométrie et l’intelligence artificielle.
Quand demander conseil ? Avant de formuler vos vœux sur Parcoursup ou après un échec en première année, rencontrez le service d’orientation de l’université ou un conseiller d’orientation : les possibilités de seconde candidature dépendent de votre parcours exact.
Questions fréquentes
La PACES existe-t-elle encore ?
Non. Elle a été remplacée à la rentrée 2020 par le PASS et la L.AS, à la suite de la loi du 24 juillet 2019.
Quelle différence entre PASS et L.AS ?
Le PASS est centré sur la santé avec une mineure dans une autre discipline ; la L.AS est une licence classique avec une mineure santé. Les deux permettent de candidater aux formations de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.
Peut-on redoubler le PASS ?
Non, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Un étudiant non admis poursuit dans une licence, souvent une L.AS, et peut présenter une seconde candidature plus tard.
Qu’est-ce que le numerus apertus ?
C’est le nombre de places en deuxième année fixé par chaque université en lien avec l’ARS, et non plus par un quota national. Il varie donc d’une université à l’autre.
Le PASS et la L.AS vont-ils disparaître ?
Selon Service-Public.fr, le Gouvernement a annoncé en avril 2026 une voie d’accès unique applicable à la rentrée 2027. Les lycéens concernés doivent suivre les informations publiées par les universités et Parcoursup.
Une prépa privée est-elle obligatoire ?
Non. Aucune prépa privée ne figure parmi les conditions d’accès au PASS ou à la L.AS ; certaines facultés proposent un tutorat étudiant, à vérifier auprès de l’université.
Sources
- Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES) : Note d’information 23.08, première année du premier cycle d’études de santé — PASS, L.AS, numerus apertus, quotas de places, deux candidatures, taux de réussite
- Onisep : Les études de santé — formations MMOPK, durée des études, voies PASS et L.AS
- Assemblée nationale : question écrite n° 37877 sur le PASS et la L.AS — loi du 24 juillet 2019, interrogations sur les capacités d’accueil
- Service-Public.fr : actualité du 29 avril 2026 sur la réforme de l’accès aux études de santé — voie d’accès unique annoncée pour la rentrée 2027
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

