- Une alopécie ne se corrige « définitivement » que dans certains cas : la greffe de cheveux redonne de la densité de façon durable aux zones dégarnies, mais elle ne stoppe pas l’évolution d’une alopécie androgénétique.
- Selon la Société française de dermatologie (Dermato-INFO), perdre 50 à 100 cheveux par jour relève du renouvellement normal.
- Les alopécies non cicatricielles laissent le follicule en place et peuvent repousser ; les alopécies cicatricielles détruisent le follicule et sont irréversibles.
- Les traitements médicaux de l’alopécie androgénétique sont suspensifs : la chute reprend progressivement à leur arrêt.
- Le diagnostic posé par un médecin conditionne le choix entre surveillance, traitement et chirurgie.
On ne peut pas corriger une alopécie de façon définitive dans tous les cas : tout dépend de sa forme et de sa cause, et seule la greffe de cheveux apporte une correction durable aux zones dégarnies, sans empêcher la chute de se poursuivre ailleurs. Le terme alopécie désigne, selon Dermato-INFO, le site de la Société française de dermatologie, « la perte anormale des cheveux ou des poils, qu’elle soit partielle ou totale, temporaire ou définitive ». Avant de parler de solution, il faut donc savoir de quelle alopécie il s’agit.
Quand une chute de cheveux devient-elle une alopécie ?
Une chute devient une alopécie lorsqu’elle dépasse le renouvellement normal ou qu’elle laisse des zones visiblement plus clairsemées. Dermato-INFO rappelle que l’on perd naturellement entre 50 et 100 cheveux par jour : chaque cheveu pousse plusieurs années, entre en phase de repos, puis tombe pour laisser place à un nouveau. Un élargissement de la raie, des golfes temporaux qui se creusent ou des plaques sans cheveux sont des signes à montrer à un médecin.
Compter ses cheveux sur la brosse ne donne qu’une indication approximative. Sur ce point, le guide pourquoi une mesure peut varier explique pourquoi une observation isolée ne suffit pas à conclure.
Quelles formes d’alopécie peuvent repousser, et lesquelles sont définitives ?
La distinction décisive oppose les alopécies non cicatricielles, où le follicule pileux (la petite structure de la peau qui fabrique le cheveu) reste présent et capable de repousse, et les alopécies cicatricielles, où il est détruit et remplacé par du tissu cicatriciel. Seules ces dernières sont irréversibles, selon Dermato-INFO.
| Forme | Ce qui se passe | Évolution habituelle |
|---|---|---|
| Effluvium télogène | Après un événement déclencheur, de nombreux cheveux passent en même temps en phase de chute | Chute massive deux à trois mois après le déclencheur, le plus souvent réversible |
| Alopécie androgénétique | Affinement progressif des cheveux sous l’effet des hormones, sur le dessus du crâne | Lente et évolutive ; traitements suspensifs, greffe possible |
| Pelade | Maladie auto-immune : des globules blancs attaquent les follicules | Perte soudaine, souvent en plaques bien délimitées ; peut toucher cils, sourcils et poils |
| Alopécie cicatricielle | Follicules détruits, remplacés par une cicatrice | Définitive |
Les causes possibles sont détaillées dans l’article quelles sont les causes de l’alopécie.
Comment le médecin identifie-t-il le type d’alopécie ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen du cuir chevelu. Dermato-INFO cite plusieurs outils : le test de traction (une légère traction sur une mèche pour évaluer la chute), la dermoscopie ou trichoscopie (observation grossie du cuir chevelu), le trichogramme (analyse au microscope d’un échantillon de cheveux) et, si besoin, une biopsie. Pour l’alopécie androgénétique, le diagnostic est avant tout clinique ; un bilan sanguin n’est pas systématique, mais le fer ou la vitamine B12 peuvent être dosés, car une carence peut aggraver la chute.
Les résultats d’une prise de sang se lisent à l’aide de l’intervalle de référence indiqué sur le compte rendu du laboratoire ; le guide ce qu’est une valeur normale en rappelle les limites.
Les traitements médicaux suffisent-ils à corriger l’alopécie androgénétique ?
Non : ils freinent la chute et peuvent améliorer la densité, mais leur effet cesse à l’arrêt. Dermato-INFO décrit le minoxidil local, utilisable chez l’homme et la femme, comme « un traitement suspensif : il agit tant qu’on l’utilise ». Les résultats s’apprécient après trois à quatre mois, et une chute transitoire en début de traitement est possible. Il n’est pas remboursé et il est contre-indiqué pendant la grossesse.
Le finastéride, qui bloque la transformation de la testostérone en DHT (dihydrotestostérone, l’hormone impliquée dans l’affinement des cheveux), est réservé à l’homme. Dermato-INFO mentionne des effets indésirables sexuels et psychiques possibles, et des contre-indications chez la femme et en cas d’antécédents psychiatriques ou sexuels. Chez la femme, des traitements hormonaux peuvent être discutés. Le choix, la dose et la surveillance relèvent du médecin.
La greffe de cheveux est-elle une solution définitive ?
La greffe corrige durablement une zone dégarnie, mais elle ne traite pas la cause. Selon Dermato-INFO, les follicules sont prélevés à l’arrière du crâne, une zone généralement peu sensible aux hormones responsables de l’alopécie androgénétique, puis réimplantés dans les zones clairsemées ; les cheveux greffés gardent leurs caractéristiques et poussent selon leur cycle naturel. La société savante précise qu’elle s’adresse plutôt aux alopécies stabilisées, souvent après 30 ans, et qu’elle ne prévient pas la chute des cheveux non greffés : elle est donc souvent associée à un traitement médical.
- Faire confirmer le type d’alopécie par un médecin ou un dermatologue.
- Vérifier que l’alopécie est stabilisée et que la zone donneuse est suffisante.
- Discuter du traitement médical à poursuivre autour de la greffe.
- Comparer les techniques et les équipes, puis demander un devis détaillé.
Les techniques diffèrent surtout par le mode de prélèvement : unité par unité (FUE) ou par bandelette. Un centre parisien consacré au cuir chevelu présente par exemple les différentes techniques de greffes capillaires. Pour aller plus loin : qu’est-ce qu’une greffe de cheveux. Prothèses capillaires et compléments de volume restent une option esthétique sans effet sur la cause.
Quand consulter ?
Consultez un médecin si la chute est brutale ou inexpliquée, si elle forme des plaques, si elle touche aussi les sourcils ou les cils, ou si elle s’accompagne de démangeaisons ou de sensations de brûlure du cuir chevelu, comme cela peut se voir dans la pelade selon Dermato-INFO. Une chute survenant après une maladie, un accouchement ou un choc mérite aussi un avis, même si elle est souvent réversible.
Questions fréquentes
Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?
Selon la Société française de dermatologie, entre 50 et 100 cheveux par jour, dans le cadre du renouvellement normal. Au-delà, ou en cas de zones clairsemées, un avis médical permet de faire la part des choses.
Une alopécie peut-elle guérir seule ?
Les alopécies non cicatricielles, comme l’effluvium télogène, repoussent souvent quand la cause disparaît. Les alopécies cicatricielles, où le follicule est détruit, sont définitives.
Le minoxidil fait-il repousser les cheveux pour toujours ?
Non. Dermato-INFO le décrit comme un traitement suspensif : la chute reprend progressivement à l’arrêt. Son usage se discute avec un médecin ou un pharmacien.
La greffe empêche-t-elle de perdre d’autres cheveux ?
Non. Les cheveux greffés tiennent dans la durée, mais les cheveux non greffés peuvent continuer à tomber, d’où l’intérêt fréquent d’un traitement médical associé.
Qu’est-ce que la pelade ?
Selon Dermato-INFO, la pelade est une maladie auto-immune dans laquelle des globules blancs attaquent les follicules pileux, provoquant une perte soudaine de cheveux ou de poils, souvent en plaques. Elle n’est pas dangereuse pour la santé physique, mais son retentissement psychologique peut être important ; sa prise en charge relève du dermatologue.
Comment diagnostique-t-on une alopécie ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen du cuir chevelu par un médecin. Selon Dermato-INFO, il peut s’appuyer sur le test de traction, la dermoscopie, le trichogramme et, si besoin, une biopsie. Pour l’alopécie androgénétique, il est avant tout clinique ; un bilan sanguin n’est pas systématique.
Sources
- Dermato-INFO (Société française de dermatologie) : Tout savoir sur l’alopécie — chute normale de 50 à 100 cheveux par jour, alopécies cicatricielles et non cicatricielles, effluvium télogène, examens.
- Dermato-INFO : examens et traitements de l’alopécie androgénétique — diagnostic, minoxidil et finastéride, greffe et ses limites.
- Dermato-INFO : la pelade — définition et mécanisme auto-immun.
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026
