- Pour grossir, il faut apporter régulièrement plus d’énergie que l’organisme n’en dépense, avec une alimentation qui reste variée et équilibrée.
- Une prise de poids progressive, par des repas plus denses ou une collation de plus, est mieux tolérée qu’une augmentation brutale.
- Un IMC inférieur à 18,5 kg/m² est l’un des critères utilisés par l’Assurance Maladie pour repérer une dénutrition chez l’adulte de moins de 70 ans.
- Une maigreur nouvelle, une perte de poids sans explication ou un amaigrissement rapide appellent un avis médical avant toute stratégie alimentaire.
Pour manger pour grossir, le principe est un bilan énergétique positif : les apports alimentaires doivent dépasser les dépenses de l’organisme, de façon régulière et supportable. La difficulté vient rarement de la théorie, mais du manque d’appétit, de la régularité et de la qualité de ce que l’on ajoute à l’assiette. Cette page détaille les repères utiles, les erreurs fréquentes et les situations qui nécessitent un avis médical.
Comment savoir si une prise de poids est nécessaire ?
L’indice de masse corporelle (IMC), obtenu en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres, donne un premier repère. Selon l’Assurance Maladie, un IMC inférieur à 18,5 kg/m² chez l’adulte de moins de 70 ans fait partie des critères de dénutrition. La Haute Autorité de santé (HAS) précise toutefois que le diagnostic de dénutrition est exclusivement clinique et qu’un IMC normal ou élevé n’exclut pas une dénutrition.
Le guide le poids et la composition corporelle explique pourquoi le poids seul ne dit pas tout. Une personne mince mais stable, en bonne santé et sans symptôme n’a pas forcément besoin de grossir : la décision se prend avec un médecin.
Quelles sont les causes possibles d’une maigreur ?
Les causes sont multiples : apports insuffisants par rapport à la dépense, activité physique élevée, appétit faible, période de stress, mais aussi maladie ou traitement. La dépense dépend de l’activité et du métabolisme de chacun, comme le montre le guide la dépense énergétique quotidienne.
Lorsque la maigreur est récente ou s’accompagne d’une fatigue marquée, d’une perte d’appétit durable ou de troubles digestifs, une cause médicale doit être recherchée avant d’adapter l’alimentation.
Que manger pour grossir de façon équilibrée ?
L’objectif est d’augmenter la densité énergétique des repas, c’est-à-dire l’énergie apportée à volume égal, sans dégrader l’équilibre global. Le tableau suivant résume les leviers courants et leurs limites.
| Levier | Exemples | Repère à garder |
|---|---|---|
| Féculents | Riz, pâtes, pommes de terre, pain, semoule, avoine, légumineuses | À chaque repas, en portions un peu plus généreuses |
| Matières grasses | Huiles, beurre, crème, oléagineux, fromage, avocat | Selon l’OMS, graisses totales à 30 % ou moins de l’apport énergétique, dont au plus 10 % de graisses saturées et 1 % d’acides gras trans |
| Protéines | Viandes, poissons, œufs, produits laitiers, légumineuses, tofu | L’apport nutritionnel conseillé (ANC) pour l’adulte est de 0,83 g par kilo de poids et par jour selon l’Anses |
| Fruits et légumes | Crus, cuits, en soupe, en compote | L’OMS recommande au moins 400 g par jour |
| Fréquence des prises | Collation supplémentaire, dessert ou boisson enrichie | Ajouter un repas ou une collation plutôt que de forcer sur les portions |
Les sucres libres restent à limiter : l’OMS recommande de ne pas dépasser 10 % de l’apport énergétique quotidien, et de rester sous 5 grammes de sel par jour. Prendre du poids ne dispense donc pas de surveiller la qualité des aliments.
Comment manger davantage sans se forcer ?
L’augmentation doit être progressive : un estomac habitué à de petits repas supporte mal un changement brusque. Voici une démarche en étapes :
- Ajouter une portion de féculent un peu plus généreuse aux repas principaux.
- Enrichir les plats avec une source de matières grasses : huile, beurre, fromage râpé, oléagineux.
- Ajouter une collation, par exemple laitage entier avec des fruits et des noix, en dehors des repas.
- Prendre le temps de manger, sans écran, et fractionner la journée si les gros repas coupent l’appétit.
- Garder une activité physique adaptée, en tenant compte de la dépense qu’elle représente dans le bilan énergétique.
Des douleurs, des nausées ou des vomissements en augmentant les quantités sont un signal pour ralentir et en parler à un médecin. Pour comprendre comment les apports et les dépenses se répondent, l’article comment grossir rapidement complète ces repères.
Comment suivre son poids sans en faire une obsession ?
Un suivi régulier permet de voir si la démarche donne un résultat ; l’Assurance Maladie conseille d’ailleurs de surveiller son poids chaque mois. Les variations de quelques centaines de grammes d’un jour à l’autre sont normales et ne signifient rien en soi. Les guides la pesée : à quelle fréquence se peser ? et suivre son poids sans obsession détaillent une approche raisonnable.
Quand consulter ?
Consultez un médecin en cas de maigreur marquée, d’IMC inférieur à 18,5 kg/m², de perte d’appétit durable, de fatigue importante ou de troubles digestifs. L’Assurance Maladie recommande de contacter un médecin en cas de perte de 2 kilogrammes en un mois ou de 4 kilogrammes en six mois, et signale qu’une perte de 5 % ou plus en un mois ou de 10 % en six mois est un signal de dénutrition. Un rapport difficile à l’alimentation, des préoccupations constantes autour du poids ou une peur de grossir justifient aussi un avis. Un malaise sévère impose d’appeler le 15 ou le 112.
Questions fréquentes
Peut-on grossir rapidement sans risque ?
Une augmentation progressive est mieux tolérée et plus simple à tenir. Une perte ou une prise de poids rapide et sans explication nécessite un avis médical.
Quels aliments choisir pour prendre du poids ?
Les féculents, les matières grasses, les protéines et les produits laitiers permettent d’augmenter l’énergie des repas, tout en gardant des fruits et légumes. L’OMS fixe des limites pour les graisses saturées, les sucres libres et le sel.
À partir de quel IMC parle-t-on de maigreur ?
L’Assurance Maladie retient un IMC inférieur à 18,5 kg/m² comme critère de dénutrition chez l’adulte de moins de 70 ans. La HAS rappelle que le diagnostic repose sur un examen clinique et pas sur l’IMC seul.
Faut-il prendre des compléments ou des boissons enrichies ?
Cela relève d’un avis médical ou diététique, en particulier en cas de dénutrition. Le professionnel de santé choisit le produit selon la situation.
Combien de fois faut-il se peser ?
L’Assurance Maladie conseille de surveiller le poids chaque mois. Une pesée plus fréquente est possible mais les variations quotidiennes doivent être interprétées avec prudence.
Quelles sont les causes possibles d’une maigreur ?
Une maigreur peut venir d’apports insuffisants par rapport à la dépense, d’une activité physique élevée, d’un appétit faible ou d’une période de stress, mais aussi d’une maladie ou d’un traitement. Lorsqu’elle est récente ou s’accompagne d’une fatigue marquée, d’une perte d’appétit durable ou de troubles digestifs, une cause médicale doit être recherchée.
Sources
- Assurance Maladie : dénutrition, la repérer rapidement — IMC inférieur à 18,5 kg/m², seuils de perte de poids, quand consulter
- HAS : diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte — diagnostic clinique, limites de l’IMC
- OMS : alimentation saine — limites en graisses, sucres libres, sel, fruits et légumes
- Anses : évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement — apport nutritionnel conseillé en protéines
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

