- Le shampoing solide est un pain lavant qui remplace le flacon de shampoing liquide ; son intérêt principal est la réduction de l’emballage plastique et de l’eau utilisée à la fabrication.
- Selon le test de l’association belge Test Achats (13 produits), un pain revient à 2 à 4 fois plus cher par lavage qu’un shampoing liquide, et seuls 5 sur 13 durent plus longtemps qu’un flacon de 250 ml.
- « Bio » ou « naturel » n’a pas de définition légale propre aux cosmétiques : les labels indépendants (Cosmébio, Ecocert, Cosmos) sont des repères plus fiables que les slogans.
- Les mentions « sans sulfates » ou « sans … » sont encadrées par l’ANSM et la DGCCRF et ne prouvent pas, à elles seules, qu’un produit convient à un cuir chevelu sensible.
- Un shampoing est un cosmétique : il ne traite ni la chute de cheveux ni une maladie du cuir chevelu.
Le shampoing solide est un produit de lavage des cheveux présenté sous forme de pain, qui mousse au contact de l’eau comme un savon ; il contient des tensioactifs, c’est-à-dire les agents lavants qui décollent le sébum et les impuretés. Choisir un shampoing solide relève surtout d’un arbitrage entre emballage, prix et confort d’usage, que cette page examine à partir des tests et des organismes officiels.
Le shampoing solide est-il plus écologique qu’un shampoing liquide ?
Il l’est surtout sur l’emballage et le transport. Test Achats relève que les shampoings solides demandent moins d’eau à la fabrication, se transportent plus facilement, contiennent peu ou pas de conservateurs et évitent le flacon plastique ; quatre produits sur treize ont obtenu son label « Eco & Efficace ». Les sources consultées ne fournissent pas de comparaison chiffrée de l’impact global (cycle de vie complet) entre pain et flacon : l’avantage établi porte sur l’emballage, la fabrication et le transport.
Pour juger d’une démarche environnementale, l’ADEME rappelle le rôle de l’Écolabel européen pour les shampoings, qui vise à réduire les impacts sur l’ensemble du cycle de vie : substances dangereuses limitées, biodégradabilité testée, huile de palme durable, emballage recyclable et bien vidable. Sa présence sur un produit est un repère plus précis qu’une mention générale du type « respectueux de la planète ».
Un shampoing solide dure-t-il vraiment plus longtemps ?
Pas toujours : Test Achats a mesuré que, sur 13 produits, aucun pain ne permettait autant de lavages que deux flacons de 250 ml, alors que certains fabricants l’annoncent. Seuls 5 produits sur 13 duraient plus longtemps qu’un seul flacon. L’organisation estime que la quasi-totalité des shampoings solides vendus en Belgique coûte entre deux et quatre fois plus cher par lavage que les versions liquides d’une même marque, avec une moyenne de 0,162 € par lavage dans son échantillon. Ces résultats portent sur le marché belge et des produits précis ; les prix en France peuvent différer.
Laisser le pain sécher entre deux usages, sur un support qui évacue l’eau, limite son ramollissement et donc le gaspillage.
Que vaut un shampoing solide sur les cheveux ?
Dans le test de Test Achats, 22 utilisateurs, femmes et hommes, ont noté les produits de 4 à 5 sur 5 après trois semaines, avec des résultats variables et des déceptions sur le démêlage et le volume. Ces avis décrivent un confort d’usage et ne prouvent aucun effet sur la santé du cheveu ou du cuir chevelu.
Les marques proposent des formules par type de cheveux (gras, secs, colorés, frisés) ou pour cuir chevelu sensible. Ces catégories sont des choix commerciaux : en cas de cuir chevelu irritable, la liste des ingrédients sur l’emballage et l’avis d’un pharmacien sont plus utiles que le nom de la gamme. Notre article sur la lutte contre la calvitie traite de la chute de cheveux ; une chute inhabituelle relève d’un avis médical, non d’un simple changement de shampoing.
Comment lire les mentions « bio », « naturel » et « sans » ?
Le mot « bio » n’a pas de définition légale propre aux cosmétiques en France. Le Quotidien du Pharmacien rappelle que le label Cosmébio a été créé en 2002 faute de réglementation, et que les labels Cosmébio, Ecocert et Cosmos font intervenir un contrôle indépendant. Une boutique en ligne comme celle de cosmétique bio propose des shampoings solides et d’autres soins ; ses produits affichent des labels, qu’il appartient à l’acheteur de vérifier sur l’emballage.
Les mentions « sans » sont, elles, encadrées : l’ANSM et la DGCCRF ont publié des recommandations (avril 2020, mises à jour en mars 2021) pour que les allégations « sans sulfates » ou « sans parabènes » respectent l’article 20 du règlement européen 1223/2009 et soient justifiables. Test Achats a d’ailleurs relevé, parmi les produits testés, six mentions « sans sulfates » jugées non conformes à la réglementation belge, interdites depuis 2019. Pour en savoir plus sur les produits naturels, voir notre article sur les cosmétiques naturels, celui sur les cosmétiques respectueux de l’environnement et celui sur le savon au lait de chèvre.
| Critère | Ce que disent les sources |
|---|---|
| Emballage et eau de fabrication | Moins de plastique et d’eau avec un pain (Test Achats) |
| Prix par lavage | 2 à 4 fois plus élevé que le liquide dans le test belge (Test Achats) |
| Durée d’un pain | 5 pains sur 13 durent plus qu’un flacon de 250 ml (Test Achats) |
| Repère environnemental | Écolabel européen : biodégradabilité, emballage recyclable (ADEME) |
| « Bio » | Pas de définition légale pour les cosmétiques ; labels indépendants (Le Quotidien du Pharmacien) |
| « Sans sulfates » | Allégation encadrée par l’article 20 du règlement 1223/2009 (ANSM, DGCCRF) |
Quand consulter ?
Un shampoing, solide ou liquide, ne traite pas une maladie du cuir chevelu. Des démangeaisons persistantes, des plaques rouges ou squameuses, des pellicules qui résistent ou une perte de cheveux inhabituelle justifient l’avis d’un pharmacien, d’un médecin ou d’un dermatologue. Un gonflement du visage ou une difficulté à respirer après usage d’un produit imposent d’appeler le 15 ou le 112.
Questions fréquentes
Un shampoing solide est-il meilleur pour l’environnement ?
Il réduit l’emballage plastique et l’eau utilisée à la fabrication, selon Test Achats. Aucune comparaison chiffrée de l’impact global n’a été trouvée dans les sources consultées. Un label comme l’Écolabel européen, décrit par l’ADEME, apporte un repère plus précis qu’une mention générale.
Un shampoing solide est-il plus économique ?
Pas dans le test de l’association belge Test Achats : il coûtait entre deux et quatre fois plus cher par lavage que les shampoings liquides de la même marque. Seuls 5 produits sur 13 duraient plus longtemps qu’un flacon de 250 ml. Ces résultats portent sur le marché belge ; les prix en France peuvent différer.
Que signifie « bio » sur un shampoing ?
Il n’existe pas de définition légale du « bio » propre aux cosmétiques. Les labels Cosmébio, Ecocert et Cosmos garantissent un contrôle indépendant, ce qu’un simple slogan ne fait pas.
« Sans sulfates » garantit-il un produit doux ?
Non. L’ANSM et la DGCCRF exigent que toute allégation « sans » soit justifiable au regard du règlement européen, mais une absence d’un ingrédient ne dit rien de la tolérance globale de la formule. En cas de cuir chevelu irrité, l’avis d’un professionnel de santé prime.
Un shampoing solide peut-il agir sur la chute de cheveux ?
Aucune source consultée ne le montre. Une chute de cheveux inhabituelle justifie un avis médical, car ses causes sont multiples.
Qu’est-ce qu’un shampoing solide ?
Un shampoing solide est un produit de lavage des cheveux présenté sous forme de pain, qui mousse au contact de l’eau comme un savon. Il contient des tensioactifs, c’est-à-dire les agents lavants qui décollent le sébum et les impuretés. Il remplace le flacon de shampoing liquide, mais reste un cosmétique, pas un traitement.
Sources
- Test Achats : Shampoings solides, plus respectueux de l’environnement, mais encore trop chers — prix par lavage, durée, labels, mentions « sans sulfates »
- Test Achats : Pourquoi utiliser un shampoing solide plutôt qu’un shampoing classique ? — durée d’un pain, notes d’utilisateurs
- ADEME : Shampoing et après-shampoing, Écolabel européen — critères du label
- ANSM : recommandations sur les allégations « sans » des cosmétiques — encadrement des mentions « sans sulfates »
- Le Quotidien du Pharmacien : cosmétiques, comment différencier le bio du faux — absence de définition légale, labels
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

