- La greffe de cheveux déplace des follicules de l’arrière du crâne, zone qui résiste à la chute, vers les zones dégarnies ; elle s’adresse surtout aux calvities stabilisées.
- Selon la Société française de dermatologie (SFD), elle concerne en général des patients de plus de 30 ans dont l’alopécie androgénétique est stabilisée.
- Les cheveux greffés gardent les caractéristiques de leur zone d’origine, mais la chute peut continuer autour : un traitement médical reste souvent associé.
- Le NHS conseille d’identifier la cause de la chute avec un médecin avant de s’adresser à une clinique commerciale.
La greffe de cheveux est une intervention chirurgicale qui consiste à prélever des follicules pileux (les petites structures de la peau d’où pousse chaque cheveu) à l’arrière du crâne pour les réimplanter dans les zones clairsemées. Elle peut améliorer l’aspect d’une calvitie installée, mais elle ne soigne pas la cause de la chute et ne convient pas à toutes les situations. Avant d’y penser, il faut savoir de quel type de chute il s’agit, si elle est stabilisée et ce que l’on peut raisonnablement attendre du résultat.
Quand une greffe de cheveux peut-elle être envisagée ?
Une greffe se discute surtout en cas d’alopécie androgénétique stabilisée. L’alopécie est le terme générique qui désigne la chute des cheveux, quelle qu’en soit l’origine, rappelle Dermato-Info, le site grand public de la Société française de dermatologie. La forme androgénétique, la plus courante, est liée à l’action des hormones androgènes sur des follicules génétiquement sensibles, qui se miniaturisent progressivement.
Selon la SFD, la transplantation s’adresse aux alopécies stabilisées, chez des patients généralement âgés de plus de 30 ans. Une chute encore très évolutive expose à un résultat qui se dégrade : les cheveux greffés tiennent, mais ceux qui les entourent peuvent continuer à tomber. Les situations particulières sont détaillées dans notre article sur les contre-indications de la greffe de cheveux.
Comment savoir si la chute est vraiment anormale ?
Perdre des cheveux chaque jour est normal : le NHS, le service de santé public britannique, indique qu’il est habituel d’en perdre entre 50 et 100 par jour, souvent sans s’en rendre compte. Ce qui doit interroger, c’est une perte durable de densité, un front ou des tempes qui reculent, ou un dessus du crâne qui s’éclaircit.
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique, précise la SFD : observation du cuir chevelu, de la répartition de la chute et de l’aspect des cheveux. La dermoscopie (examen du cuir chevelu avec une loupe éclairante) montre des cheveux de diamètres différents, signe de miniaturisation. Une prise de sang n’est pas systématique ; elle peut servir à vérifier les réserves en fer ou en vitamine B12, dont le manque peut aggraver la chute. Pour lire ces résultats, voir notre guide pour comprendre ses bilans chiffrés.
Comment se déroule une greffe de cheveux ?
Le principe décrit par la SFD tient en deux temps : prélever des follicules à l’arrière du crâne, zone dite « hormono-résistante », puis les réimplanter dans les zones dégarnies. Les cheveux transplantés conservent les caractéristiques de croissance de leur zone d’origine, ce qui explique leur tenue dans le temps. Avec les techniques actuelles, le rendu peut être naturel. Le détail des étapes est présenté dans qu’est-ce qu’une greffe de cheveux.
| Étape | Ce qui se joue |
|---|---|
| Consultation médicale | Identifier la cause de la chute, vérifier qu’elle est stabilisée et évaluer la zone donneuse |
| Bilan éventuel | Prise de sang non systématique (fer, vitamine B12), bilan hormonal chez la femme si signes d’appel |
| Prélèvement | Follicules prélevés à l’arrière du crâne, zone résistante à la chute |
| Implantation | Réimplantation dans les zones clairsemées en respectant l’orientation naturelle |
| Suivi | Traitement médical souvent poursuivi pour freiner la chute des cheveux non greffés |
Quels traitements existent avant ou avec la greffe ?
La greffe n’est pas la seule option, ni souvent la première. Selon le NHS, le finastéride et le minoxidil sont les principaux médicaments de la calvitie masculine, mais ils ne fonctionnent pas chez tout le monde et n’agissent que tant qu’on les utilise ; le finastéride n’est pas destiné aux femmes.
- Minoxidil en lotion : selon la SFD, son efficacité ne peut généralement être jugée qu’après 3 à 4 mois ; une chute transitoire plus forte est possible au début. Il n’est pas remboursé.
- Finastéride par voie orale : réservé à l’homme ; la SFD rappelle que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a alerté en 2019 sur des effets indésirables psychiatriques et sexuels. Sa prescription relève du médecin.
- Solutions esthétiques : complément capillaire ou perruque améliorent l’apparence sans agir sur la cause.
D’après la SFD, une fois la greffe faite, un traitement médical reste nécessaire pour ralentir l’évolution dans les zones non greffées.
Comment choisir le praticien et préparer sa décision ?
Le choix de l’équipe compte autant que la technique. Avant toute intervention esthétique, le NHS recommande de s’interroger sur ses motivations, de vérifier la formation et l’expérience du praticien dans le geste prévu, de prendre en compte l’ensemble des coûts, y compris le suivi, et de se méfier des recommandations sur les réseaux sociaux, souvent rémunérées. Il conseille aussi de prendre le temps de décider après la consultation, en sachant qu’on peut renoncer à tout moment.
Des pages de cliniques détaillent les critères pour choisir un praticien expérimenté sur Paris et qualifié, ou présentent leur activité de greffe de cheveux ; ce sont des sites de praticiens, à comparer avec l’avis d’un dermatologue. Les questions de lieu et d’organisation sont abordées dans où faire sa greffe de cheveux. Pour garder des attentes mesurables, voir aussi comment se fixer des objectifs chiffrés réalistes.
Quand consulter ?
Le NHS conseille de voir un médecin dès que la chute inquiète, et de connaître sa cause avant de s’adresser à une clinique. Une chute brutale ou en plaques, ou survenant chez une femme qui a aussi des troubles des règles, relève d’abord d’une consultation chez le médecin traitant ou le dermatologue.
Questions fréquentes
La greffe de cheveux est-elle définitive ?
Les cheveux greffés proviennent d’une zone résistante à la chute et en gardent les caractéristiques, selon la Société française de dermatologie. En revanche, les cheveux d’origine situés autour peuvent continuer à tomber, d’où l’intérêt fréquent d’un traitement médical associé.
À partir de quel âge peut-on envisager une greffe ?
La SFD indique qu’elle concerne en général des patients de plus de 30 ans dont l’alopécie est stabilisée. Une chute encore évolutive rend le résultat moins prévisible.
Faut-il faire une prise de sang avant ?
Ce n’est pas systématique. Le médecin peut demander un dosage du fer ou de la vitamine B12, et un bilan hormonal chez la femme si certains signes l’orientent.
Perdre des cheveux tous les jours est-il inquiétant ?
Non, en soi. Le NHS considère comme habituel d’en perdre 50 à 100 par jour. C’est une perte de densité durable ou localisée qui justifie un avis médical.
Les médicaments contre la chute suffisent-ils ?
Ils peuvent stabiliser ou améliorer la chute chez une partie des personnes, mais pas chez toutes, et leur effet cesse à l’arrêt selon le NHS. Leur choix et leur suivi relèvent du médecin.
Comment se déroule une greffe de cheveux ?
Selon la Société française de dermatologie, la greffe se déroule en deux temps : des follicules sont prélevés à l’arrière du crâne, zone dite « hormono-résistante », puis réimplantés dans les zones dégarnies. Elle est précédée d’une consultation médicale, et un traitement médical est souvent poursuivi pour freiner la chute des cheveux non greffés.
Sources
- Dermato-Info (Société française de dermatologie) : connaître les examens et traitements de l’alopécie androgénétique — diagnostic, traitements, principe et indications de la greffe
- Dermato-Info : alopécie androgénétique — définition de l’alopécie
- NHS : Hair loss — chute normale, quand consulter, limites des traitements
- NHS : Before you have a cosmetic procedure — choix du praticien, délai de réflexion
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

