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Qu’est-ce qu’une greffe de cheveux ? Principe et limites

En bref

  • Une greffe de cheveux est une intervention chirurgicale : des follicules pileux prélevés sur une zone résistante (les côtés et l’arrière du crâne) sont réimplantés dans les zones clairsemées ; selon Vidal, ces microgreffes s’implantent de manière durable.
  • FUT, FUE et DHI désignent des façons de prélever ou d’implanter les greffons ; aucune ne supprime les cicatrices ni ne garantit un résultat.
  • La greffe ne traite pas la cause de la chute : les cheveux non greffés peuvent continuer à tomber.
  • Le choix du praticien, de son expérience et du bilan préalable pèse plus que le nom de la technique.
  • Un avis médical préalable permet de confirmer le type de chute avant tout projet chirurgical.

Une greffe de cheveux est une intervention chirurgicale sous anesthésie locale qui déplace des cheveux d’une zone du cuir chevelu où ils résistent vers une zone dégarnie. Elle s’adresse surtout aux calvities de type androgénétique, mais elle suppose un diagnostic préalable, des attentes réalistes et un chirurgien formé.

Comment fonctionne une greffe de cheveux ?

Le principe est de prélever des follicules pileux sur la zone donneuse, située à l’arrière et sur les côtés du crâne, puis de les implanter dans les zones clairsemées. Selon Vidal, ces zones latérales sont résistantes à la chute, et les cheveux qui en proviennent gardent cette résistance une fois greffés, d’où un effet durable. Le canton de Vaud (Suisse) décrit l’intervention comme un acte chirurgical réalisé sous anesthésie locale, avec des prélèvements dans les couches profondes de la peau.

La cause la plus fréquente de perte de cheveux durable est l’alopécie androgénétique, communément appelée calvitie. Selon Santé.fr, elle résulte d’une prédisposition génétique combinée à l’action des hormones sexuelles masculines (androgènes). D’autres causes existent, comme une chute diffuse temporaire après un accouchement, une opération ou un choc psychologique, ou des maladies localisées comme la pelade ; elles ne relèvent pas de la même prise en charge.

Quelle différence entre FUT, FUE et DHI ?

FUT et FUE désignent deux manières de prélever les greffons, tandis que DHI désigne un mode d’implantation. La Société internationale de chirurgie de restauration capillaire (ISHRS) compare les deux premières méthodes ainsi :

TechniquePrélèvementCicatricePoints soulignés par l’ISHRS
FUT (bandelette)Une bande de cuir chevelu est retirée, puis découpée en unités folliculairesUne cicatrice linéaire, en général dissimulableCouramment 2 000 à 3 000 greffons par séance ; rapport coût-bénéfice avantageux pour les grandes zones
FUE (extraction)Petits groupes de cheveux extraits un à un avec un poinçon circulairePas de cicatrice linéaire, mais de multiples petites marques, visibles sur cheveux très courtsTechnique longue, qui exige des cheveux courts ; la plupart des praticiens ne peuvent pas prélever autant de greffons en une séance
DHI (implantation directe)Extraction de type FUE selon les cliniquesMêmes marques que la FUEStylo implanteur qui crée le canal et place le greffon en un geste ; supériorité clinique non démontrée dans les sources consultées

L’ISHRS rappelle que la FUE n’est pas « sans cicatrice », contrairement à certaines publicités. Le terme DHI est surtout employé par les cliniques : les pages institutionnelles consultées ne comparent pas la DHI à la FUE, et une clinique qui la présente reconnaît elle-même l’absence d’étude établissant sa supériorité. Un cabinet spécialisé détaille sa propre présentation de la greffe de cheveux DHI et de la greffe de cheveux FUE ; il s’agit d’un site commercial, à lire comme tel.

Que peut-on attendre d’une greffe, et que ne fait-elle pas ?

Une greffe redistribue les cheveux existants ; elle n’en crée pas de nouveaux. Le nombre de greffons disponibles dans la zone donneuse limite donc la densité obtenue, et la surface à couvrir doit rester compatible avec cette réserve. La greffe ne stoppe pas non plus l’évolution de l’alopécie sur les cheveux non greffés : le projet doit tenir compte d’une possible extension de la calvitie.

Des traitements médicaux existent par ailleurs. Selon Vidal, le minoxidil en application sur le cuir chevelu stimule la pousse et ralentit la chute (résultats habituellement visibles après trois mois) ; le finastéride 1 mg, soumis à prescription, bloque la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), hormone qui accélère la chute. Santé.fr précise que ces traitements doivent être poursuivis indéfiniment : à l’arrêt, l’état initial revient en quatre à six mois. L’ANSM limite le finastéride 1 mg aux hommes de 18 à 41 ans, le contre-indique chez la femme et alerte sur de possibles effets indésirables psychiatriques, sexuels ou physiques. Le choix entre traitement, greffe ou combinaison se discute avec un médecin.

Quels sont les risques et les limites ?

Comme tout acte chirurgical, la greffe expose à des complications. Le canton de Vaud cite les infections, une mauvaise prise des greffons, des cicatrices, voire une aggravation de la calvitie. L’ISHRS ajoute qu’une mauvaise gestion de la zone donneuse peut créer des zones visibles et irréversibles : le résultat dépend fortement de la compétence du chirurgien.

  • Un résultat naturel dépend de l’angle, de la direction et de la répartition des greffons, ce qui relève de l’expérience du praticien.
  • Une densité identique à celle d’une chevelure jeune n’est pas toujours réaliste avec une zone donneuse limitée.

Comment choisir le praticien et préparer la consultation ?

Le canton de Vaud précise que, en Suisse, seuls des médecins formés à cette technique peuvent pratiquer l’acte, éventuellement assistés d’infirmières sous leur contrôle direct, et invite à vérifier les qualifications dans les registres officiels. En France comme ailleurs, le même réflexe s’impose : vérifier la qualification médicale du praticien et son expérience de la technique. Questions à poser lors de la consultation :

  1. Quel est le type exact de la chute, et a-t-il été confirmé par un examen médical ?
  2. La zone donneuse est-elle suffisante pour le projet envisagé ?
  3. Qui réalise chaque étape (prélèvement, implantation) ?
  4. Quels risques, quelles cicatrices et quelles limites m’a-t-on décrits par écrit ?
  5. Quelle évolution de la calvitie est anticipée, et que prévoit-on si elle progresse ?

Notre guide sur les questions à poser à son médecin donne une méthode générale de préparation. L’article Où faire sa greffe de cheveux ? aborde le choix du lieu, et Comment corriger définitivement une alopécie ? replace la greffe parmi les autres options.

Quand consulter ?

Consultez un médecin, généralement un dermatologue, avant tout projet de greffe, et sans attendre en cas de chute brutale, de plaques sans cheveux, de démangeaisons ou de douleur du cuir chevelu. Après une intervention, une rougeur qui s’étend, du pus, une fièvre ou une douleur croissante nécessitent un avis médical rapide ; en cas de malaise ou de saignement important, appelez le 15 ou le 112. Rappelons que les mesures de santé ne remplacent pas un médecin.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une greffe de cheveux ?

C’est une intervention chirurgicale qui déplace des follicules pileux d’une zone où ils résistent à la chute (côtés et arrière du crâne) vers une zone dégarnie. Selon Vidal, ces microgreffes s’implantent de manière durable. Elle ne crée pas de nouveaux cheveux et ne traite pas la cause de l’alopécie.

La FUE laisse-t-elle des cicatrices ?

Oui. Selon l’ISHRS, la FUE évite la cicatrice linéaire de la FUT mais laisse de multiples petites marques ponctuelles, visibles surtout sur des cheveux très courts. Leur aspect dépend de la technique et du soin apporté au prélèvement.

La DHI est-elle meilleure que la FUE ?

Aucune source institutionnelle consultée ne démontre la supériorité de l’une sur l’autre. La DHI se distingue par l’outil d’implantation, la FUE désignant surtout le mode de prélèvement. Le résultat dépend d’abord de l’indication et de l’expérience du praticien.

La greffe empêche-t-elle de perdre d’autres cheveux ?

Non. Elle déplace des cheveux résistants mais ne modifie pas l’évolution de l’alopécie sur les cheveux non greffés. Les traitements médicaux comme le minoxidil ou le finastéride relèvent d’un autre registre et d’un avis médical.

Une greffe de cheveux est-elle risquée ?

Comme tout acte chirurgical, la greffe expose à des complications. Le canton de Vaud cite les infections, une mauvaise prise des greffons, des cicatrices, voire une aggravation de la calvitie. L’ISHRS ajoute qu’une mauvaise gestion de la zone donneuse peut créer des zones visibles et irréversibles : le résultat dépend fortement de la compétence du chirurgien.

Pour quel type de calvitie une greffe convient-elle ?

Une greffe s’adresse surtout aux calvities de type androgénétique, mais elle suppose un diagnostic préalable, des attentes réalistes et un chirurgien formé. D’autres causes de chute, comme une chute diffuse temporaire ou la pelade, ne relèvent pas de la même prise en charge, d’où l’intérêt d’un avis médical avant tout projet.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — Ce contenu est une information générale ; il ne remplace ni un examen ni l’avis d’un médecin. Une perte de cheveux brutale, localisée, douloureuse ou accompagnée d’autres symptômes justifie une consultation médicale (urgence : 15 ou 112).

Mis à jour le 3 octobre 2026

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