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Santé

Greffe de cheveux : les contre-indications à connaître

En bref

  • Une greffe de cheveux n’est envisageable qu’après un diagnostic : elle concerne surtout l’alopécie androgénétique, et d’autres chutes de cheveux (pelade, teigne, chute passagère) relèvent d’abord d’un traitement de la cause.
  • Une zone donneuse trop pauvre ou une simple raréfaction légère conduisent souvent à déconseiller l’intervention.
  • Tout problème de santé, traitement en cours (notamment anticoagulant), allergie ou grossesse doit être signalé lors de la consultation.
  • Comme pour toute chirurgie esthétique, un délai de réflexion d’au moins 15 jours après la remise du devis est obligatoire en France.

Les principales situations qui font obstacle à une greffe de cheveux sont une chute dont la cause n’est pas l’alopécie androgénétique, une zone donneuse insuffisante et un état de santé qui rend l’intervention risquée à un moment donné. Le bilan préopératoire sert précisément à les repérer. Voici les cas à connaître, les risques de l’intervention et les règles qui encadrent cette chirurgie en France.

Pour quel type de chute de cheveux une greffe est-elle envisageable ?

La greffe s’adresse principalement à l’alopécie androgénétique, la forme la plus fréquente de calvitie, liée à l’hérédité et aux hormones masculines. D’après la base Vidal, dans cette forme, des cheveux prélevés sur les côtés du crâne peuvent être réimplantés sur les zones dégarnies avec un résultat durable lorsque l’indication est bonne.

Avant toute décision, le diagnostic doit être confirmé par un professionnel de santé, car d’autres causes de chute appellent une prise en charge différente. Notre article sur les causes de l’alopécie détaille ces mécanismes.

Quelles situations rendent la greffe inadaptée ou prématurée ?

Plusieurs situations conduisent à reporter ou à déconseiller une greffe ; le tableau ci-dessous résume celles décrites par Vidal et par le dermatologue Pierre Bouhanna, interrogé par Allodocteurs.

SituationCe qui se passeConduite habituelle
Effluvium télogène (chute diffuse après un stress, une anesthésie ou un accouchement)Chute passagère ; selon Vidal, la repousse est complète en 3 à 4 moisAttendre la repousse, pas de greffe
PeladeMaladie auto-immune (le système immunitaire s’attaque aux follicules) qui provoque des plaques sans cheveuxTraitement médical de la pelade
TeigneInfection du cuir chevelu par un champignonTraitement antifongique
Raréfaction légèreBénéfice attendu limitéChirurgie généralement déconseillée
Zone donneuse insuffisanteUn prélèvement excessif peut entraîner une perte de cheveux définitive dans cette zoneIndication à discuter, voire à écarter

La densité de la zone donneuse est souvent le facteur limitant. Sur la question de la contre-indication de la greffe de cheveux, un centre de dermatologie privé présente aussi l’alopécie androgénétique et ses traitements.

Quelles informations de santé signaler au chirurgien ?

La consultation préopératoire doit permettre au chirurgien de connaître l’ensemble de votre état de santé. Signalez notamment :

  1. vos traitements en cours, en particulier les anticoagulants et antiagrégants, qui augmentent le risque de saignement ;
  2. toute allergie connue, notamment aux anesthésiques locaux, aux antiseptiques ou aux antibiotiques ;
  3. une grossesse en cours ou envisagée, ou un allaitement ;
  4. une maladie chronique (diabète, maladie cardiaque, trouble de la coagulation) ;
  5. une maladie ou une infection du cuir chevelu, et vos éventuelles greffes ou chirurgies antérieures.

Le chirurgien décide ensuite, avec votre médecin si besoin, s’il faut différer l’intervention ou y renoncer. Apportez vos derniers comptes rendus : le guide les valeurs de référence explique comment lire les résultats d’un bilan sanguin.

Quels sont les risques de la greffe de cheveux ?

Les complications les plus courantes sont bénignes, mais des complications durables existent. Selon le dermatologue interrogé par Allodocteurs, on observe :

  • une folliculite (inflammation ou infection des follicules, ressemblant à de l’acné) et des démangeaisons pendant la repousse ;
  • parfois des surinfections chroniques nécessitant un traitement antibiotique ;
  • une perte définitive de cheveux dans la zone donneuse en cas de prélèvement excessif.

Un suivi postopératoire prolongé permet de surveiller l’évolution de la calvitie, qui peut continuer à progresser autour des zones greffées. Notre article la greffe de cheveux : que devez-vous savoir ? décrit le déroulement de l’intervention.

Quelles règles encadrent la greffe de cheveux en France ?

La greffe de cheveux relève de la chirurgie esthétique. Selon le portail justice.fr du ministère de la Justice, un délai de réflexion minimal de 15 jours calendaires s’applique après la remise du devis : il ne peut pas être raccourci, même à la demande du patient. L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France fait figurer la greffe de cheveux parmi les actes réalisés dans les installations autonomes de chirurgie esthétique, soumises à autorisation, et exige une information détaillée du patient et son consentement.

Pour un dossier grand public plus ancien sur la chirurgie de la calvitie, le magazine Doctissimo propose une page dédiée : page sur la chirurgie de la calvitie. Il existe aussi des solutions non chirurgicales : un blog santé décrit les compléments capillaires, des prothèses de cheveux fixées par adhésif ou par micro-anneaux.

Quand consulter ?

Consultez un médecin ou un dermatologue en cas de chute de cheveux brutale, en plaques, accompagnée de démangeaisons, de rougeurs ou de squames, ou si vous perdez nettement plus de cheveux que d’habitude : selon Vidal, une perte de plus de 100 cheveux par jour est considérée comme anormale. Après une greffe, une rougeur qui s’étend, du pus, de la fièvre ou une douleur croissante justifient de contacter rapidement l’équipe qui vous a opéré ; en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Questions fréquentes

Peut-on faire une greffe de cheveux en cas de pelade ?

La pelade est une maladie auto-immune qui relève d’abord d’un traitement médical. La greffe s’adresse principalement à l’alopécie androgénétique, après confirmation du diagnostic.

Une chute de cheveux après un accouchement justifie-t-elle une greffe ?

Non, il s’agit en général d’un effluvium télogène, une chute passagère. Selon Vidal, la repousse est complète en 3 à 4 mois.

Pourquoi la zone donneuse est-elle si importante ?

Les cheveux greffés sont prélevés sur une zone donneuse, sur les côtés du crâne. Si cette zone est trop pauvre, un prélèvement excessif peut y provoquer une perte de cheveux définitive.

Peut-on se faire opérer rapidement après la consultation ?

Non. En France, un délai de réflexion d’au moins 15 jours calendaires après la remise du devis est obligatoire pour la chirurgie esthétique, sans dérogation possible.

Faut-il arrêter un traitement anticoagulant avant une greffe ?

N’arrêtez jamais un traitement de vous-même. Signalez-le au chirurgien, qui décidera avec le médecin prescripteur de la conduite à tenir.

Quels sont les risques d’une greffe de cheveux ?

Les complications les plus courantes sont bénignes, comme une folliculite et des démangeaisons pendant la repousse, mais des complications durables existent : surinfections chroniques nécessitant un traitement ou perte définitive de cheveux dans la zone donneuse en cas de prélèvement excessif. Un suivi postopératoire prolongé permet de surveiller l’évolution.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — Cet article est une information générale et ne remplace pas un avis médical. Une chute de cheveux brutale, en plaques ou accompagnée de lésions du cuir chevelu doit être montrée à un médecin ou à un dermatologue ; en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Mis à jour le 3 octobre 2026

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