- Le resvératrol n’a pas d’effet démontré et reconnu sur l’inflammation vasculaire : les essais humains montrent au mieux des effets modestes sur certains marqueurs.
- C’est un composé végétal présent dans le raisin, les arachides, le cacao et certaines baies.
- Il est peu biodisponible : rapidement transformé et éliminé, selon le Linus Pauling Institute.
- Dans l’Union européenne, le trans-resvératrol est autorisé en complément pour les adultes, jusqu’à 150 mg par jour.
- Il peut interagir avec les anticoagulants et d’autres médicaments.
Le resvératrol et l’inflammation vasculaire font l’objet de nombreuses recherches, mais les résultats chez l’humain restent limités : ce polyphénol ne remplace ni la prévention cardiovasculaire ni un traitement. Voici ce que l’on sait de son origine, de son devenir dans l’organisme, des données disponibles et des précautions à prendre.
Qu’est-ce que l’inflammation vasculaire ?
L’inflammation vasculaire est la réaction immunitaire qui se développe dans la paroi des artères au cours de l’athérosclérose. Selon l’Inserm, le cholestérol LDL s’accumule dans la paroi, y est modifié chimiquement et déclenche une inflammation ; des macrophages (cellules immunitaires) s’y accumulent et meurent, formant le cœur de la plaque d’athérome.
Les facteurs qui favorisent ce processus sont connus et mesurables : cholestérol LDL élevé, tabac, sédentarité, hypertension, surpoids, diabète. Le guide des grands indicateurs de santé chiffrés présente ceux que l’on suit le plus souvent.
Où trouve-t-on le resvératrol ?
Le resvératrol est un polyphénol, c’est-à-dire un composé produit par certaines plantes. Selon le Linus Pauling Institute (université d’État de l’Oregon), on le trouve dans le raisin, surtout la peau, le vin, le jus de raisin, les arachides, le cacao et des baies comme les myrtilles et les canneberges.
Le vin rouge en contient des quantités faibles et variables : de l’ordre de 0,3 à 0,5 mg par verre d’environ 150 ml selon le cépage, d’après la même source. Le Linus Pauling Institute précise qu’aucune donnée ne montre que le resvératrol du vin apporte une réduction de risque supplémentaire par rapport à l’alcool et aux autres polyphénols du vin. Boire du vin pour ses polyphénols n’est donc pas une stratégie de santé.
Que montrent les études sur les vaisseaux ?
Les résultats humains sont peu nombreux et modestes. Le Linus Pauling Institute rapporte deux essais randomisés d’un an dans lesquels un extrait de raisin apportant 8 mg de resvératrol par jour pendant 6 mois, puis 16 mg par jour, a amélioré des marqueurs inflammatoires, et athérogènes dans l’un d’eux, chez des personnes à haut risque cardiovasculaire ou atteintes d’une maladie coronarienne stable. Ces essais ne montrent pas de réduction des infarctus ou des AVC.
La principale limite tient à la biodisponibilité, c’est-à-dire la part qui atteint réellement la circulation sous forme active. Selon le Linus Pauling Institute, le resvératrol est bien absorbé mais rapidement transformé et éliminé ; il circule surtout sous forme de métabolites, à des concentrations bien inférieures à celles qui ont un effet en laboratoire.
| Point | Ce que disent les sources |
|---|---|
| Marqueurs d’inflammation | Amélioration dans deux essais d’un an, avec 8 puis 16 mg/jour (Linus Pauling Institute) |
| Infarctus, AVC | Pas de preuve de protection |
| Biodisponibilité | Faible : métabolisme et élimination rapides |
| Cadre européen | Trans-resvératrol autorisé en compléments pour adultes, 150 mg/jour au maximum (décision 2016/1190) |
| Effets digestifs | Nausées, douleurs abdominales, diarrhée au-delà de 1 000 mg/jour |
Les articles sur le resvératrol et le vieillissement vasculaire et sur la curcumine et l’inflammation vasculaire traitent de questions proches.
Quelles précautions avec les compléments de resvératrol ?
Les compléments posent surtout des questions d’interactions. Dans l’Union européenne, la décision d’exécution 2016/1190 autorise le trans-resvératrol comme nouvel ingrédient alimentaire dans des compléments destinés aux seuls adultes, jusqu’à 150 mg par jour ; l’étiquette doit indiquer que les personnes qui prennent des médicaments ne doivent le consommer que sous surveillance médicale.
Le Linus Pauling Institute signale que de fortes doses pourraient augmenter le risque d’ecchymoses et de saignements avec un anticoagulant comme la warfarine, et que le resvératrol inhibe le CYP3A4, une enzyme du foie qui élimine de nombreux médicaments, dont certaines statines et des inhibiteurs calciques. Sa sécurité pendant la grossesse et l’allaitement n’est pas établie.
Quand consulter ?
Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant tout complément de resvératrol si vous suivez un traitement, et consultez en cas de saignements inhabituels. Une douleur thoracique, une faiblesse soudaine d’un côté du corps ou des troubles de la parole imposent d’appeler le 15 ou le 112, comme le rappelle le guide les mesures de santé ne remplacent pas un médecin.
Questions fréquentes
Le resvératrol réduit-il l’inflammation des artères ?
Deux essais d’un an ont montré une amélioration de certains marqueurs inflammatoires chez des personnes à risque, selon le Linus Pauling Institute. Aucune réduction des infarctus ou des AVC n’a été démontrée.
Le vin rouge est-il une bonne source de resvératrol ?
Non. Il en contient peu, de l’ordre de 0,3 à 0,5 mg par verre, et rien ne montre un bénéfice propre au resvératrol du vin. L’alcool reste un facteur de risque à limiter.
Les compléments de resvératrol sont-ils autorisés en France ?
Le trans-resvératrol est autorisé dans l’Union européenne en compléments pour adultes, jusqu’à 150 mg par jour, avec une mention invitant les personnes sous traitement à ne le prendre que sous surveillance médicale.
Peut-on prendre du resvératrol avec un anticoagulant ?
De fortes doses pourraient augmenter le risque de saignement avec un anticoagulant, selon le Linus Pauling Institute. Un avis médical est nécessaire avant toute association.
Qu’est-ce que le resvératrol ?
Le resvératrol est un polyphénol, c’est-à-dire un composé produit par certaines plantes. Selon le Linus Pauling Institute, on le trouve dans le raisin, surtout la peau, le vin, le jus de raisin, les arachides, le cacao et des baies comme les myrtilles et les canneberges.
Le resvératrol est-il bien absorbé par l’organisme ?
Il est bien absorbé, mais rapidement transformé et éliminé, selon le Linus Pauling Institute. Il circule surtout sous forme de métabolites, à des concentrations bien inférieures à celles qui ont un effet en laboratoire. Sa biodisponibilité, c’est-à-dire la part qui atteint la circulation sous forme active, est donc faible.
Sources
- Linus Pauling Institute : Resveratrol — sources alimentaires, biodisponibilité, essais, interactions
- EUR-Lex : Décision d’exécution (UE) 2016/1190 — autorisation du trans-resvératrol comme nouvel ingrédient alimentaire
- Legislation.gov.uk : Commission Implementing Decision (EU) 2016/1190 — dose maximale, population, étiquetage
- Inserm : Athérosclérose — inflammation et formation de la plaque
- OMS : Cardiovascular diseases — signes d’alerte de l’infarctus et de l’AVC
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

