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Vie pratique

Incontinence chez l’adulte : causes, conséquences et solutions

En bref

  • L’incontinence urinaire de l’adulte est la perte involontaire des urines par l’urètre ; elle se soigne, et le traitement dépend de sa cause, de son type et de la gêne ressentie.
  • Selon l’Assurance Maladie, elle concerne au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans en France.
  • Trois formes principales : d’effort (40 % des cas), par urgenturie (10 %) et mixte (50 %), selon l’Assurance Maladie.
  • La rééducation du périnée est le traitement de première intention de l’incontinence d’effort ; protections et adaptations du quotidien améliorent le confort.

L’incontinence chez l’adulte désigne, selon l’Assurance Maladie, la perte involontaire des urines par l’urètre, à l’effort ou après un besoin irrépressible d’uriner. Fréquente, surtout avec l’âge, elle reste souvent tue par gêne, alors que des traitements efficaces existent. Comprendre son type et ses causes est la première étape pour retrouver une vie sociale, professionnelle et intime plus sereine.

Quels sont les différents types d’incontinence urinaire ?

On distingue trois formes principales, dont la répartition est donnée par l’Assurance Maladie.

TypeCe qui se passePart des cas (Assurance Maladie)
Incontinence d’effortFuite involontaire, non précédée d’un besoin d’uriner, lors d’une toux, d’un éternuement, d’un effort ou d’une activité physique40 %
Incontinence par urgenturie (impériosité)Fuite précédée d’un besoin urgent et incontrôlable d’uriner, au repos ou la nuit10 %
Incontinence mixteAssociation des deux mécanismes50 %

L’urgenturie, c’est-à-dire un besoin d’uriner soudain et difficile à différer, fait l’objet d’un article dédié : l’incontinence d’urgenturie et le plancher pelvien.

Qui est concerné et quelles en sont les causes ?

L’incontinence touche les deux sexes et devient plus fréquente avec l’âge. Selon l’Assurance Maladie, elle concerne environ une femme sur trois après 70 ans, 7 à 8 % des hommes de 65 ans et plus de 28 % des hommes de plus de 90 ans.

Chez la femme

L’Assurance Maladie cite la grossesse et l’accouchement, le prolapsus génital (descente d’organes) et les modifications hormonales de la ménopause.

Chez l’homme

Elle mentionne la chirurgie de la prostate et l’augmentation de volume de la prostate.

Facteurs communs

Le surpoids et l’obésité, la constipation chronique, la toux chronique, certains médicaments, une consommation excessive de caféine, d’alcool ou de tabac, les sports à impact (course, haltérophilie, tennis) et la réduction de la mobilité favorisent les fuites. Le suivi de sa composition corporelle, abordé dans notre guide sur la mesure de la masse grasse, peut s’inscrire dans une démarche plus globale de prévention.

Quelles conséquences sur la vie quotidienne ?

Les conséquences dépassent largement l’inconfort physique. La crainte d’une fuite peut conduire à limiter les sorties, le sport ou les relations sociales, et peser sur l’estime de soi et la vie intime. Les levers nocturnes en cas d’urgenturie fragmentent le sommeil. Chez la personne âgée, se précipiter vers les toilettes, notamment la nuit, expose aussi aux chutes : c’est pourquoi l’Assurance Maladie conseille de dégager le passage jusqu’aux toilettes et d’installer des barres d’appui.

La gêne pousse souvent à attendre avant d’en parler. L’Assurance Maladie insiste pourtant sur l’intérêt de consulter son médecin traitant dès les premières fuites, car des traitements efficaces existent. Les repères de santé selon l’âge rappellent l’intérêt de faire le point régulièrement.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur l’entretien, l’examen clinique et quelques examens simples, coordonnés par le médecin traitant. Selon l’Assurance Maladie, il comprend :

  1. un interrogatoire : ancienneté, fréquence et abondance des fuites, autres symptômes urinaires, grossesses et accouchements, maladies et opérations, mode de vie ;
  2. un examen clinique neurologique et urologique, et gynécologique chez la femme (recherche d’un prolapsus) ;
  3. un calendrier mictionnel tenu sur 2 à 3 jours : heures et volumes des mictions, fuites et circonstances ;
  4. une analyse d’urine par bandelette et, si besoin, un examen cytobactériologique des urines (ECBU) pour écarter une infection ;
  5. selon les cas, une échographie et un bilan urodynamique, qui mesure les pressions dans la vessie, le débit et le résidu après miction.

Quels traitements et quelles solutions au quotidien ?

Le traitement dépend du type d’incontinence. Selon l’Assurance Maladie :

  • Incontinence d’effort : la rééducation périnéo-sphinctérienne, réalisée par un masseur-kinésithérapeute ou une sage-femme, est le traitement de première intention ; aucun médicament n’est efficace sur cette forme.
  • Urgenturie et forme mixte : rééducation du périnée, électrostimulation, rééducation comportementale (gestion des boissons et des mictions) et, si besoin, médicaments prescrits par le médecin.
  • Chirurgie : elle est réservée aux cas insuffisamment améliorés, après bilan urodynamique (bandelette sous-urétrale, ballonnets, injections, sphincter artificiel).

Au quotidien, l’Assurance Maladie conseille de porter des vêtements faciles à défaire, de réduire café, thé et alcool, de lutter contre la constipation, d’arrêter le tabac, de privilégier des activités douces comme la natation ou le yoga, et de demander conseil au pharmacien pour choisir des protections adaptées. Pour l’achat de ces protections, il existe des sites spécialisés, par exemple pour l’achat en ligne de produits d’incontinence. Les protections apportent du confort mais ne remplacent pas la prise en charge de la cause. D’autres conseils de prévention figurent dans notre article Comment prévenir les fuites urinaires ?

Quand consulter ? Dès les premières fuites, en parler à son médecin traitant permet d’identifier le type d’incontinence et d’orienter vers la bonne prise en charge. Une consultation rapide s’impose en cas de brûlures, de fièvre, de sang dans les urines ou de fuites apparues brutalement. Une impossibilité d’uriner avec douleur intense relève de l’urgence : appelez le 15 ou le 112.

Questions fréquentes

L’incontinence urinaire est-elle une fatalité avec l’âge ?

Non. Elle devient plus fréquente avec l’âge, mais l’Assurance Maladie souligne que des traitements efficaces existent. La rééducation du périnée, l’adaptation des habitudes et, selon les cas, des médicaments ou une chirurgie améliorent souvent la situation.

Qui réalise la rééducation du périnée ?

Selon l’Assurance Maladie, elle est réalisée par un masseur-kinésithérapeute ou une sage-femme. Elle associe techniques manuelles et, si besoin, biofeedback.

Faut-il boire moins pour éviter les fuites ?

Il ne s’agit pas de se priver de boire, mais de répartir les boissons et de limiter café, thé et alcool, comme le recommande l’Assurance Maladie. La rééducation comportementale aide à organiser boissons et passages aux toilettes.

Que faire face à une envie urgente d’uriner ?

L’Assurance Maladie propose de s’asseoir sur une surface dure, de respirer profondément, de contracter rapidement le périnée au moins huit fois et de détourner son attention. Ces techniques s’apprennent souvent en rééducation.

Les protections suffisent-elles ?

Elles améliorent le confort et la sécurité au quotidien, mais ne traitent pas la cause. Le pharmacien peut aider à choisir un modèle adapté à l’abondance des fuites.

Comment diagnostique-t-on l’incontinence urinaire ?

Selon l’Assurance Maladie, le diagnostic repose sur l’entretien, l’examen clinique et quelques examens simples, coordonnés par le médecin traitant. Il comprend un interrogatoire, un examen clinique, un calendrier mictionnel, une analyse d’urine pour écarter une infection et, selon les cas, une échographie et un bilan urodynamique.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — Information générale qui ne remplace pas un avis médical. Des fuites urinaires, même légères, méritent d’en parler à votre médecin traitant ; une impossibilité d’uriner, une douleur intense ou de la fièvre justifient un avis rapide, et en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Mis à jour le 3 octobre 2026

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