- L’alopécie a plusieurs causes possibles : prédisposition génétique et hormonale (alopécie androgénétique), choc physique ou psychologique, maladie auto-immune (pelade), carences, médicaments, traction ou infection du cuir chevelu.
- Selon sante.fr, l’alopécie androgénétique est la forme la plus fréquente ; elle touche surtout le sommet du crâne chez l’homme et se traduit par une raréfaction diffuse chez la femme.
- Une chute diffuse après un choc, une fièvre élevée ou un accouchement correspond souvent à un effluvium télogène, qui dure 3 à 4 mois selon sante.fr.
- La pelade est une maladie auto-immune : les globules blancs attaquent les follicules pileux, d’après Dermato-Info.
- Seul un professionnel de santé peut identifier la cause, qui conditionne la suite de la prise en charge.
Les causes de l’alopécie sont multiples : l’alopécie, c’est-à-dire la perte partielle ou totale des cheveux ou des poils, peut venir d’une prédisposition héréditaire et hormonale, d’un choc physique ou psychologique, d’une maladie auto-immune, d’une carence, d’un médicament ou d’une infection du cuir chevelu. Identifier le mécanisme est l’étape clé, car il détermine si la chute est temporaire ou durable, et ce qu’un médecin peut proposer. Voici les principales causes, leurs signes et le moment où consulter.
Une seule cause explique-t-elle l’alopécie ?
L’alopécie est un trouble aux origines multiples, comme le rappelle la Société française de dermatologie sur son site d’information Dermato-Info, qui cite des facteurs génétiques, des dérèglements hormonaux, des maladies auto-immunes, des carences nutritionnelles, un stress intense et des médicaments.
Dermato-Info distingue aussi la chute localisée (alopécie androgénétique, pelade) de la chute diffuse (souvent un effluvium télogène), puis les formes non cicatricielles, où le follicule reste intact et où une repousse est possible, des formes cicatricielles, qui détruisent irréversiblement le follicule pileux et le remplacent par du tissu fibreux.
Comment reconnaître les principales formes d’alopécie ?
Chaque forme a un profil propre, que résume le tableau ; il ne permet pas à lui seul de poser un diagnostic.
| Forme | Mécanisme | Repères (sante.fr, Dermato-Info) |
|---|---|---|
| Alopécie androgénétique | Prédisposition génétique et action des androgènes (hormones masculines) | Forme la plus fréquente ; chez l’homme, atteinte du dessus du crâne ; chez la femme, raréfaction diffuse sur le haut du crâne |
| Effluvium télogène | Entrée prématurée de nombreux cheveux en phase de chute après un événement déclenchant | Chute diffuse après accouchement, intervention chirurgicale, forte fièvre, choc psychologique ou arrêt d’une contraception hormonale ; durée de 3 à 4 mois, repousse complète selon sante.fr |
| Pelade | Maladie auto-immune : les globules blancs attaquent les follicules pileux | Plaques sans cheveux ; environ 20 % des patients ont des antécédents familiaux ; le stress peut déclencher ou aggraver la maladie (Dermato-Info) |
| Teigne du cuir chevelu | Infection par un champignon | Autre cause de plaques, traitée par un médicament antifongique (sante.fr) |
| Alopécie cicatricielle | Destruction du follicule pileux | Perte définitive, nécessitant un avis spécialisé (Dermato-Info) |
Chez l’homme, sante.fr indique que l’alopécie androgénétique concerne environ 20 % des hommes à 20 ans, 30 % à 30 ans et 40 % à 40 ans. Sante.fr précise que les traitements demandent en général 4 à 6 mois pour montrer un effet et doivent être poursuivis pour maintenir le résultat ; seul un médecin peut en discuter l’opportunité. Notre article sur la calvitie et celui sur la greffe de cheveux abordent ces aspects.
Le stress, les carences ou les médicaments peuvent-ils faire tomber les cheveux ?
Oui : un choc physique ou psychologique, une carence ou certains médicaments figurent parmi les causes reconnues de chute de cheveux. Pour le stress, sante.fr cite le choc psychologique, la forte fièvre, l’intervention chirurgicale ou l’accouchement comme déclencheurs d’un effluvium télogène ; la repousse est complète selon cette source.
Concernant les carences, Dermato-Info mentionne chez la femme la carence en fer, les troubles thyroïdiens, les déséquilibres hormonaux, certains contraceptifs et les suites de grossesse. Seul un bilan prescrit par un médecin permet de savoir si une carence est en cause. Le MSD Manuel ajoute les médicaments, notamment la chimiothérapie, les infections mycosiques du cuir chevelu, l’alopécie de traction (nattes ou queues-de-cheval très serrées) et la trichotillomanie (arrachage compulsif). Les personnes concernées par une chimiothérapie peuvent interroger l’équipe soignante sur ce point. Pour une vue d’ensemble, voir aussi notre article sur les causes de la chute de cheveux et les solutions.
Quelles questions se posera le médecin ?
Pour trouver la cause, le médecin s’intéresse d’abord à l’histoire de la chute, d’après le MSD Manuel. Il demande si le début a été progressif ou soudain, depuis combien de temps elle dure, si elle est généralisée ou localisée, et s’enquiert des antécédents médicaux et familiaux.
- Observer la chute : diffuse ou par plaques, progressive ou brutale.
- Noter les événements récents : fièvre, intervention, accouchement, choc, perte de poids, nouveau médicament.
- Relever les signes associés : démangeaisons, rougeurs, desquamation, ongles fragilisés.
- Consulter ; le médecin peut proposer un examen du cuir chevelu au microscope, un test de traction, une biopsie ou des analyses de sang si nécessaire (MSD Manuel).
Cette auto-observation prépare la consultation sans la remplacer : notre guide sur les mesures de santé et le rôle du médecin rappelle les limites de ce qu’une observation personnelle permet de conclure.
Quand consulter ? Une consultation est justifiée si la chute dure, s’accélère, apparaît par plaques ou s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs ou d’autres symptômes. Le MSD Manuel conseille de consulter rapidement en présence de signes évoquant une maladie générale, ou, chez une femme, de signes de virilisation (voix grave, pilosité excessive, règles irrégulières). Une fièvre importante ou un malaise grave justifient d’appeler le 15 ou le 112.
Questions fréquentes
Quelle est la cause la plus fréquente de l’alopécie ?
Selon sante.fr, l’alopécie androgénétique est la forme la plus fréquente. Elle résulte d’une prédisposition génétique et de l’action des androgènes, et touche surtout le sommet du crâne chez l’homme.
Le stress peut-il faire tomber les cheveux ?
Un choc psychologique intense peut déclencher un effluvium télogène, c’est-à-dire une chute diffuse et temporaire. Sante.fr indique une durée de 3 à 4 mois avec repousse complète. Dermato-Info précise que le stress peut aussi déclencher ou aggraver la pelade.
La pelade est-elle une forme d’alopécie ?
Oui, c’est une alopécie par plaques d’origine auto-immune. D’après Dermato-Info, les globules blancs attaquent les follicules pileux ; environ 20 % des patients ont des antécédents familiaux.
La chimiothérapie fait-elle tomber les cheveux ?
Certains traitements, notamment des chimiothérapies, peuvent provoquer une alopécie, selon le MSD Manuel. L’effet varie selon les produits : l’équipe soignante est la mieux placée pour renseigner sur le traitement concerné.
Faut-il faire un bilan sanguin en cas de chute de cheveux ?
Cela dépend de la situation : le MSD Manuel cite des analyses de sang parmi les examens possibles, notamment hormonales. C’est le médecin qui décide de leur utilité après l’examen clinique.
Quand consulter pour une chute de cheveux ?
Une consultation est justifiée si la chute dure, s’accélère, apparaît par plaques ou s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs ou d’autres symptômes. Une chute brutale ou des plaques sans cheveux appellent aussi un avis médical. Seul un professionnel de santé peut identifier la cause de l’alopécie.
Sources
- Sante.fr : Chute de cheveux — formes d’alopécie, effluvium télogène, repères de fréquence
- Dermato-Info (Société française de dermatologie) : Tout savoir sur l’alopécie — causes, formes cicatricielles et non cicatricielles
- Dermato-Info : Connaître les causes de la pelade — mécanisme auto-immun, facteurs familiaux et stress
- MSD Manuel : Alopécie (chute de cheveux ou de poils) — autres causes, signes d’alerte, examens possibles
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

