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Migraine : quels sont les traitements de fond ?

Migraine : quels sont les traitements de fond ?
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Des crises de migraine trop fréquentes, trop fortes ou trop invalidantes ? Il faut envisager un traitement de fond. Si les migraines dépassent en fréquence trois crises par mois et que votre qualité de vie générale en est altérée, vous devez, en collaboration avec votre médecin, vous tourner vers un traitement de fond de la migraine. Il aidera à espacer les crises, à en réduire la sévérité, à améliorer la réponse aux traitements de crise, à diminuer la sensibilité aux facteurs déclenchants de la migraine et vous permettra de regagner largement en qualité de vie. Comme toute maladie chronique, le traitement de fond de la migraine nécessitera une prise médicamenteuse quotidienne et pendant plusieurs mois. Environ 11% des migraineux suivent un traitement de fond alors qu’on estime que 50% d’entre eux auraient besoin d’en suivre un. En accord avec votre médecin et même en partenariat avec lui, un traitement de fond peut aider les plus grands migraineux à retrouver une vie presque normale. Il existe plusieurs traitements. Les deux premiers sont prescrit en “première intention” selon les recommandations de l’ANAES.

Les bêtabloquants (métoprolol et propanolol)

Leur propriété anti-migraineuse a été découverte par hasard dans les années 60 par un médecin voulant soigner un patient hypertendus qui était en plus migraineux. A sa grande surprise, les deux symptômes disparurent suite à la prise de bêtabloquants.

Leur action anti-migraineuse tient également à leur propriété à agir sur le tonus des vaisseaux.

A noter : ils ont une propriété anti-stress qui peut être précieuse pour un migraineux dont le stress est un facteur déclenchant.

  • Effets secondaires : asthénie, insomnie, impuissance
  • Contre-indications : asthme, insuffisance cardiaque, Syndrome de Raynaud

Les antisérotoninergiques

Ils jouent un rôle sur le principal neuromédiateur en cause dans la survenue de crises migraineuses, la sérotonine. Ce neuromédiateur agit sur le calibre des vaisseaux par l’intermédiaire du tonus vasomoteur et sur la régulation du phénomène de la douleur.

Oxétorone

  • Effets secondaires : somnolence, diarrhées
  • Contre-indications : –

Pizotifène

  • Effets secondaires : somnolence, prise de poids
  • Contre-indications : glaucome, adémone prostatique

Méthysergide

  • Effets secondaires : fibrose rétro-péritonéale
  • Contre-indications : hypertension artérielle, insuffisance coronarienne, usage conjoint de triptans

Les inhibiteurs du calcium (flunarizine)

Ils agissent sur le phénomènes de contraction et de relaxation des vaisseaux artériels.

  • Effets secondaires : somnolence, prise de poids
  • Contre-indications : syndrome dépressif, syndrome parkinsonien

Les alphabloquants (indoramine)

  • Effets secondaires : –
  • Contre-indications : somnolence, narine bouchée

La dihydroergotamine (dérivé de l’ergot de seigle)

C’est l’une des plus ancienne molécule et des plus prescrites pour combattre la migraine.
Son action anti-migraineuse tient à sa propriété à maintenir un tonus vasomoteur tout au long de la journée, évitant ainsi les spasmes des artères.

Mais son efficacité en traitement de fond reste à confirmer.

  • Effets secondaires : –
  • Contre-indications : à ne pas utiliser en même temps que les triptans

Patience et persévérance sont récompensées

Un dernier point important, dans tous les cas, il faut que le patient prenne une part active dans son traitement et résiste à la résignation qui découle d’un temps plus ou moins long, entre un et trois mois, avant de voir les premiers effets de son traitement.

Un traitement interrompu trop rapidement, sans l’accord de son médecin, va nécessairement annihiler les effets attendus.

La persévérance est pourtant récompensée puisque 85% des patients qui suivent leur traitement voient leur situation s’améliorer : espacement et baisse d’intensité des crises.

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