- Une carence en magnésium se confirme par une prise de sang prescrite par un médecin ; les symptômes (faiblesse, spasmes musculaires, tremblements) ne sont pas spécifiques.
- Selon l’ANSES, l’apport satisfaisant en magnésium est de 380 mg par jour pour un homme adulte et de 300 mg par jour pour une femme adulte.
- Les causes d’un taux bas sont multiples : alimentation pauvre, alcool en excès, diarrhée prolongée, troubles de l’absorption, certains médicaments.
- Les compléments ne se prennent pas sans avis : l’ANSES mentionne une limite de sécurité de 250 mg par jour pour le magnésium issu de sources supplémentaires.
La carence en magnésium désigne un taux de magnésium trop bas dans le sang (hypomagnésémie) ou des apports durablement insuffisants. Le magnésium est un minéral qui intervient notamment dans le fonctionnement des muscles et des nerfs. Cette page explique comment repérer les situations à risque, comment un manque se confirme et ce qu’il est raisonnable de faire avant d’envisager un complément.
Quels sont les repères d’apport en magnésium ?
L’ANSES fixe pour l’adulte un apport satisfaisant (AS), c’est-à-dire un niveau d’apport jugé suffisant pour la population, de 380 mg par jour chez l’homme et de 300 mg par jour chez la femme. Il s’agit d’un repère de population, non d’un seuil de diagnostic individuel.
| Repère | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Apport satisfaisant, homme adulte | 380 mg/jour | ANSES |
| Apport satisfaisant, femme adulte | 300 mg/jour | ANSES |
| Limite supérieure de sécurité, magnésium issu de sources supplémentaires | 250 mg/jour | Fixée au niveau européen (SCF puis EFSA), citée par l’ANSES |
Les valeurs publiées varient selon les organismes ; celles de l’ANSES sont la référence française. Un fabricant d’eau minérale propose par ailleurs une page d’information sur le manque de magnésium ; la teneur en magnésium d’une eau varie selon la source et figure sur l’étiquette.
Quelles sont les causes d’un taux de magnésium bas ?
Le Manuel MSD indique qu’un taux bas résulte d’apports insuffisants (par exemple lors d’un jeûne) ou d’une absorption intestinale altérée. Les causes citées sont la consommation excessive d’alcool, une diarrhée prolongée, certains médicaments (diurétiques, certaines chimiothérapies, traitements réduisant l’acidité gastrique pris au long cours), des déséquilibres hormonaux et l’allaitement. Les personnes concernées sont donc souvent celles qui ont un trouble digestif, un traitement au long cours ou une consommation d’alcool importante.
Quels symptômes peuvent évoquer un manque ?
Le Manuel MSD décrit nausées, vomissements, somnolence, faiblesse, changements de comportement, spasmes musculaires, tremblements et perte d’appétit ; des convulsions peuvent survenir dans les formes sévères, surtout chez l’enfant. Ces signes se retrouvent dans de nombreuses autres situations, dont la fatigue ordinaire ou un mauvais sommeil : leur présence n’est pas une preuve de carence. Pour distinguer ce qui relève du sommeil, consultez notre guide sur les signaux d’un sommeil de mauvaise qualité. Le Manuel MSD précise que le diagnostic repose sur la mesure du magnésium dans le sang, et que des carences associées en calcium ou en potassium peuvent coexister.
Comment améliorer ses apports par l’alimentation ?
L’alimentation est le premier levier, avant tout complément. L’Inserm recommande au moins 5 portions de fruits et légumes par jour (80 à 100 grammes chacune), des légumineuses deux fois par semaine et une petite poignée d’oléagineux par jour en l’absence d’allergie, des aliments qui comptent parmi les sources habituelles de magnésium avec les céréales complètes. Une alimentation très transformée, pauvre en végétaux, laisse peu de place à ces aliments. Notre article sur compléments alimentaires et hygiène de vie complète ces repères.
Quand un complément est-il envisagé ?
Selon le Manuel MSD, une supplémentation par voie orale traite un manque symptomatique ou persistant ; les formes sévères avec symptômes nécessitent des injections intramusculaires ou intraveineuses, sous surveillance médicale. La décision, le produit et la durée relèvent donc du médecin ou du pharmacien, notamment en cas de traitement en cours. La limite de 250 mg par jour citée par l’ANSES concerne le magnésium apporté par des sources supplémentaires, en plus de l’alimentation. Pour le lien entre magnésium et santé cardiovasculaire, voyez notre article sur le magnésium et les artères.
Quand consulter ?
Consultez un médecin si fatigue, spasmes musculaires ou tremblements persistent, ou s’ils s’ajoutent à des vomissements, une diarrhée prolongée ou un traitement qui peut abaisser le magnésium. Le médecin décidera de la pertinence d’un dosage sanguin. Notre guide quand consulter après une mesure inquiétante donne d’autres repères. Appelez le 15 ou le 112 en cas de convulsions, de malaise, de douleur thoracique ou de palpitations avec essoufflement.
Questions fréquentes
Comment savoir si l’on manque de magnésium ?
Seul un dosage sanguin prescrit par un médecin permet de le confirmer, selon le Manuel MSD. Les symptômes, communs à beaucoup d’autres situations, ne suffisent pas pour poser le diagnostic.
Quel est l’apport conseillé en magnésium pour un adulte ?
L’ANSES indique un apport satisfaisant de 380 mg par jour pour un homme et de 300 mg par jour pour une femme. C’est un repère pour la population, pas un objectif individuel à atteindre par complément.
Peut-on prendre du magnésium sans ordonnance ?
Des compléments sont en vente libre, mais la décision gagne à être prise avec un médecin ou un pharmacien, notamment en cas de traitement. L’ANSES cite une limite de sécurité de 250 mg par jour pour le magnésium issu de sources supplémentaires.
L’alcool ou certains médicaments peuvent-ils faire baisser le magnésium ?
Oui, selon le Manuel MSD : une consommation excessive d’alcool, les diurétiques, certaines chimiothérapies et les traitements réduisant l’acidité gastrique pris longtemps figurent parmi les causes. Ne modifiez pas un traitement sans avis médical.
Quels sont les symptômes d’un manque de magnésium ?
Le Manuel MSD décrit nausées, vomissements, somnolence, faiblesse, spasmes musculaires, tremblements et perte d’appétit ; des convulsions peuvent survenir dans les formes sévères. Ces signes se retrouvent dans de nombreuses autres situations, dont la fatigue ordinaire : leur présence n’est pas une preuve de carence, seul un dosage sanguin la confirme.
Quels aliments apportent du magnésium ?
Les fruits et légumes, les légumineuses, les oléagineux (en l’absence d’allergie) et les céréales complètes comptent parmi les sources habituelles de magnésium. L’alimentation est le premier levier, avant tout complément. Une alimentation très transformée, pauvre en végétaux, laisse peu de place à ces aliments.
Sources
- ANSES : Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux — apports satisfaisants en magnésium, limite supérieure de sécurité
- Manuel MSD : Hypomagnésémie (faible taux de magnésium dans le sang) — causes, symptômes, diagnostic, traitement
- Inserm : Nutrition et santé — repères sur fruits, légumes, légumineuses, oléagineux
- ANSES : Dietary reference values for vitamins and minerals — limite de 250 mg par jour applicable au magnésium des compléments et aliments enrichis, hors magnésium naturellement présent dans les aliments
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

