Image default
Santé

Opération Lasik : les symptômes post-opératoires et quand consulter

En bref

  • Après une opération Lasik, les symptômes les plus fréquents sont la sécheresse oculaire, les halos autour des lumières, l’éblouissement et une gêne à la vision de nuit ; ils sont le plus souvent transitoires.
  • Selon l’ANSM, les halos et l’éblouissement régressent en général un à trois mois après la cicatrisation.
  • Selon la Société française d’ophtalmologie, l’œil opéré par Lasik est peu ou pas douloureux et la récupération visuelle est très rapide.
  • Les complications sérieuses (infection, inflammation, problème de volet cornéen, ectasie) sont rares mais possibles.
  • Tout effet indésirable doit être signalé au chirurgien qui a pratiqué l’intervention.

Les symptômes qui suivent une opération Lasik sont surtout une sécheresse de l’œil, des halos lumineux, une sensibilité à l’éblouissement et une vision nocturne moins confortable, qui s’atténuent le plus souvent en quelques semaines à quelques mois. Le Lasik (pour laser in situ keratomileusis) est une technique de chirurgie réfractive, c’est-à-dire une intervention qui modifie la courbure de la cornée pour corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et, avec certains lasers, la presbytie.

Comment se déroule une opération Lasik ?

Le Lasik se déroule en trois temps : la découpe d’un fin volet à la surface de la cornée, le remodelage de la cornée au laser excimer sous ce volet, puis la remise en place du volet. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), cette technique représentait plus de 85 % des interventions de chirurgie réfractive pratiquées en France en 2011 (donnée ancienne). Le volet peut être découpé avec un microkératome (une lame mécanique) ou avec un laser femtoseconde.

Le bilan préopératoire décide de l’éligibilité. L’ANSM précise que le chirurgien examine notamment l’épaisseur de la cornée et doit connaître toute maladie, ophtalmologique ou autre, ainsi que les antécédents chirurgicaux, car certaines situations peuvent gêner la cicatrisation cornéenne.

Quels symptômes sont fréquents après un Lasik ?

Les suites fréquentes sont la sécheresse oculaire, les halos, l’éblouissement et une gêne en vision nocturne, surtout face aux phares ou aux éclairages intenses. Selon la fiche d’information de la Société française d’ophtalmologie (SFO), ces effets moins sévères peuvent être transitoires ou, plus rarement, durables.

SymptômeRepère selon l’ANSMÉvolution habituelle
Sécheresse oculaireEntre 23,9 % et 50 % des cas selon les étudesLe plus souvent transitoire, parfois prolongée
Halos autour des lumièresEnviron 35 % des opérésRégression en général entre 1 et 3 mois après cicatrisation
ÉblouissementEnviron 28 % des opérésMême évolution que les halos
Vision double (diplopie)Jusqu’à 2 %Correction possible par lunettes, lentilles ou retouche
Sur- ou sous-correctionMoins de 3 %Retouche parfois nécessaire

La sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire est l’effet secondaire le plus courant. L’ANSM indique qu’à trois mois elle reste légère chez 23 % des opérés, modérée chez 3 % et sévère chez 3 %. Les personnes qui ont déjà les yeux secs avant l’intervention, avec ou sans symptômes, risquent une aggravation : d’où l’intérêt de dépister et de traiter cette sécheresse avant l’opération.

Les halos, l’éblouissement et la vision de nuit

Selon l’ANSM, ils sont jugés extrêmement gênants par 1,8 % (halos) et 3,5 % (éblouissement) des opérés. Lorsqu’ils persistent, ils peuvent être liés à des aberrations optiques, c’est-à-dire des défauts de qualité de l’image formée par l’œil, et faire discuter une nouvelle intervention.

Quelles complications plus sérieuses sont possibles ?

Les complications sérieuses du Lasik sont rares mais réelles, et l’ANSM rappelle qu’une perte totale de la vision est exceptionnelle sans pouvoir être formellement exclue. Elles concernent surtout la cornée et le volet :

  • Infection : de 1 à 3 % au plus selon l’ANSM.
  • Kératite lamellaire diffuse, une inflammation sous le volet surnommée « sables du Sahara » : larmoiement, sensibilité à la lumière, douleur.
  • Problèmes de volet : défaut de découpe (jusqu’à 1,5 % selon les données des fabricants), plis ou déplacement (jusqu’à 2 %), plus fréquents avec un microkératome mécanique.
  • Invasion épithéliale, c’est-à-dire des cellules de surface qui se glissent sous le volet, parfois à retraiter.
  • Ectasie cornéenne, une déformation progressive de la cornée : extrêmement rare (environ 1 cas sur 700 000 selon l’ANSM), elle peut survenir plusieurs années après, souvent sur un kératocône passé inaperçu.

Le choix d’un centre, pour l’opération Lasik ou une autre technique, suppose un bilan complet et une information claire sur les risques. Pour une vue d’ensemble des différentes techniques, consultez aussi notre article sur la correction de la vision au laser.

Comment favoriser une bonne récupération ?

La récupération repose sur le respect strict des consignes du chirurgien et des contrôles prévus :

  1. Instiller les collyres prescrits selon le calendrier remis à la sortie.
  2. Porter des lunettes filtrant les ultraviolets au soleil : la SFO conseille cette protection pendant environ deux mois après une photoablation au laser excimer.
  3. Se présenter à chaque contrôle et signaler toute gêne inhabituelle sans attendre.
  4. Se rappeler que le résultat n’est pas forcément définitif : avec l’âge, la presbytie peut rendre des lunettes de nouveau nécessaires.

En cas de sécheresse gênante, les gestes de confort décrits dans notre article sur les yeux secs et la sécheresse oculaire ne remplacent pas le traitement prescrit : demandez l’avis de l’ophtalmologiste avant de les associer.

Quand faut-il recontacter l’ophtalmologiste ?

Il faut recontacter le chirurgien dès qu’un symptôme sort de l’évolution annoncée. L’ANSM recommande, en cas d’effet indésirable ou de complication, de se rapprocher du chirurgien qui a pratiqué l’intervention, qui peut proposer une correction ou un traitement ; le patient peut aussi déclarer l’incident sur le portail de signalement de l’ANSM. Le même réflexe vaut pour toute mesure ou tout signe inquiétant, comme le rappelle notre guide quand consulter après une mesure inquiétante.

Quand consulter : douleur qui augmente au lieu de diminuer, œil très rouge, larmoiement avec forte sensibilité à la lumière, baisse de vision, vision double nouvelle ou halos qui ne régressent pas après quelques mois justifient un contact rapide avec l’ophtalmologiste. Une douleur intense avec chute brutale de la vision relève de l’urgence : appelez le 15 ou le 112 si vous ne pouvez pas joindre l’équipe.

Questions fréquentes

Est-ce normal d’avoir les yeux secs après un Lasik ?

Oui, la sécheresse oculaire est l’effet secondaire le plus fréquent du Lasik : l’ANSM l’évalue entre 23,9 % et 50 % des cas selon les études. Elle est le plus souvent transitoire et se traite par les collyres prescrits. Une sécheresse persistante doit être signalée.

Combien de temps durent les halos après un Lasik ?

Selon l’ANSM, les halos et l’éblouissement régressent en général un à trois mois après la cicatrisation. S’ils persistent, le chirurgien évalue l’intérêt d’une correction.

Le Lasik est-il douloureux ?

D’après la fiche d’information de la Société française d’ophtalmologie, l’œil opéré par Lasik est peu ou pas douloureux et la récupération visuelle est très rapide. Une douleur qui augmente après un Lasik n’est pas attendue et doit faire consulter.

Le résultat d’un Lasik est-il définitif ?

Pas forcément : l’ANSM rappelle qu’une retouche est parfois nécessaire et que la presbytie liée à l’âge peut rendre des lunettes de nouveau utiles. Une sur- ou sous-correction concerne moins de 3 % des cas selon l’agence.

Qui contacter en cas de problème après l’opération ?

Le premier interlocuteur est le chirurgien qui a réalisé l’intervention, selon l’ANSM. En cas de douleur intense avec baisse brutale de la vision et sans réponse de l’équipe, appelez le 15 ou le 112.

Quelles complications sérieuses sont possibles après un Lasik ?

Les complications sérieuses sont rares mais réelles : infection, inflammation sous le volet, problèmes de volet cornéen, cellules de surface glissées sous le volet ou ectasie, une déformation progressive de la cornée. L’ANSM rappelle qu’une perte totale de la vision est exceptionnelle sans pouvoir être formellement exclue. Tout effet indésirable doit être signalé au chirurgien.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — Ce texte donne une information générale sur les suites d’une chirurgie Lasik ; il ne remplace pas l’avis de votre ophtalmologiste. En cas de douleur qui s’aggrave, de baisse brutale de la vision ou d’œil très rouge après l’intervention, contactez sans attendre le chirurgien qui vous a opéré ; en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Mis à jour le 3 octobre 2026

Autres articles à lire

Cigarette électronique pour arrêter de fumer : les repères officiels

Journal

7 choses à connaître sur la curcumine et la protection cardiaque

administrateur

7 choses à connaître sur le cacao et la circulation sanguine

administrateur

Céréales et graines sans gluten : lesquelles privilégier ?

administrateur

7 informations clés sur la niacine et la santé cardiaque

administrateur

Curcumine et fonction endothéliale : mécanismes, preuves et risques

administrateur