- La sécheresse oculaire survient lorsque la quantité ou la qualité des larmes est insuffisante ; selon l’Assurance Maladie, elle concerne près d’un tiers des adultes.
- Les facteurs décrits sont l’âge, l’environnement (climatisation, fumée, écrans, vent), certains médicaments, le port de lentilles et quelques maladies.
- Les collyres et les larmes artificielles font partie des gestes de protection cités par l’Assurance Maladie ; le choix d’un produit se discute avec un pharmacien.
- Des symptômes qui persistent justifient l’avis d’un ophtalmologue, car la cause doit être identifiée.
La sécheresse oculaire, ou syndrome de l’œil sec, désigne une surface de l’œil insuffisamment lubrifiée. Elle se manifeste par des picotements, une sensation de sable ou une gêne à la lumière, et elle est suffisamment fréquente pour que l’on cherche souvent à la soulager seul. Cet article rappelle ce que disent les sources institutionnelles : à quoi elle ressemble, ce qui la favorise, quels gestes de confort existent et quand l’avis d’un professionnel devient nécessaire.
Qu’est-ce que la sécheresse oculaire et comment se manifeste-t-elle ?
Selon l’Assurance Maladie, la sécheresse oculaire apparaît lorsque la quantité ou la qualité des larmes d’une personne est insuffisante. Les larmes forment un film qui protège la surface de l’œil ; lorsqu’il est insuffisant, les symptômes suivants peuvent apparaître :
- picotements, démangeaisons et sensation de sable dans les yeux ;
- sensibilité accrue à la lumière, à la fumée et au vent ;
- paupières collées le matin ;
- larmoiement paradoxal au vent ou au froid : l’œil pleure, mais les larmes ne remplissent pas leur rôle de protection ;
- fatigue visuelle et difficultés à porter des lentilles.
Une rougeur peut accompagner ces symptômes, mais elle a d’autres origines possibles. Un opticien-lunetier détaille ainsi sur son site les causes et conseils liés à la rougeur des yeux, parmi lesquelles les écrans, la sécheresse, le soleil, la pollution, les allergies et le manque de sommeil.
Quelles sont les causes et les facteurs favorisants ?
Elle peut résulter de plusieurs facteurs combinés plutôt que d’une cause unique. L’Assurance Maladie en dresse la liste suivante.
| Catégorie | Exemples cités par l’Assurance Maladie |
|---|---|
| Âge | La production de larmes diminue avec l’atrophie des glandes lacrymales ; 15 % des personnes de plus de 60 ans sont concernées |
| Environnement | Pollution, air climatisé, fumée de cigarette, utilisation prolongée d’écrans, vent, haute altitude |
| Médicaments | Antidépresseurs, antihistaminiques, traitements hormonaux, traitements contre l’acné |
| Substances | Tabac et cannabis |
| Œil et lentilles | Port de lentilles, chirurgie oculaire au laser |
| Maladies | Rosacée, psoriasis, syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde |
Un médicament cité dans ce tableau ne doit jamais être arrêté de sa propre initiative : si vous pensez qu’un traitement joue un rôle, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Les suites d’une chirurgie réfractive font l’objet d’un article distinct, sur les symptômes après une opération de Lasik.
Quels gestes peuvent soulager la sécheresse oculaire ?
Les gestes cités par l’Assurance Maladie reposent sur la protection de l’œil, avec l’usage de collyres et de larmes artificielles. Ce sont des produits qui lubrifient la surface de l’œil sans traiter la cause. Pour les choisir, notamment en cas de port de lentilles ou d’yeux très sensibles, l’avis d’un pharmacien est utile : tous les collyres ne conviennent pas à toutes les situations, et il vaut mieux éviter de multiplier les produits.
Les facteurs d’environnement du tableau suggèrent aussi des pistes de bon sens : limiter l’exposition à la fumée, au vent et à l’air très sec, et faire des pauses lors d’un travail prolongé sur écran. Ces mesures soulagent un inconfort, mais elles ne remplacent pas un diagnostic lorsque la gêne persiste. Quant aux « remèdes naturels », les préparations maison appliquées dans l’œil sont à proscrire : l’œil est un organe fragile, et il est préférable de n’y instiller aucun produit sans avis professionnel.
Quand consulter pour des yeux secs ?
Consultez un médecin ou un ophtalmologue si la gêne dure, si elle revient régulièrement malgré les gestes de protection ou si elle accompagne une autre maladie ou un traitement. L’Assurance Maladie recommande une consultation spécialisée pour établir la cause et adapter la prise en charge. Pour savoir dans quels cas s’adresser à un cabinet spécialisé, voir l’article sur les cas de consultation en ophtalmologie. Une douleur marquée, une baisse de la vision, un œil très rouge et douloureux ou une sensibilité intense à la lumière doivent faire consulter rapidement, sans attendre. En cas de perte brutale de la vue ou de projection d’un produit chimique dans l’œil, appelez le 15 ou le 112. Le guide quand consulter après une mesure inquiétante détaille la logique générale de ces décisions.
Questions fréquentes
La sécheresse oculaire est-elle fréquente ?
Oui. Selon l’Assurance Maladie, près d’un tiers de la population adulte est concernée, et 15 % des personnes de plus de 60 ans sont atteintes.
Les écrans provoquent-ils des yeux secs ?
L’Assurance Maladie cite l’utilisation prolongée d’écrans parmi les facteurs d’environnement favorisant la sécheresse oculaire. Des pauses régulières limitent l’inconfort sans le traiter.
Les larmes artificielles guérissent-elles la sécheresse oculaire ?
Non : elles protègent et lubrifient la surface de l’œil, mais ne traitent pas la cause, que l’ophtalmologue cherche en cas de gêne persistante. Le pharmacien peut conseiller un produit adapté, par exemple en cas de port de lentilles.
Certains médicaments peuvent-ils assécher les yeux ?
Oui, l’Assurance Maladie cite notamment les antidépresseurs, les antihistaminiques, les traitements hormonaux et ceux contre l’acné. Ne modifiez pas un traitement seul : demandez conseil au médecin ou au pharmacien.
Une sécheresse oculaire peut-elle être liée à une autre maladie ?
Elle peut être associée à certaines maladies, comme la rosacée, le psoriasis, le syndrome de Gougerot-Sjögren ou la polyarthrite rhumatoïde, selon l’Assurance Maladie. Seul un professionnel de santé peut faire le lien.
Quand consulter pour des yeux secs ?
Il est conseillé de consulter un médecin ou un ophtalmologue si la gêne dure, revient régulièrement malgré les gestes de protection ou accompagne une autre maladie ou un traitement. Une douleur marquée, une baisse de la vision, un œil très rouge et douloureux ou une sensibilité intense à la lumière imposent de consulter rapidement.
Sources
- Assurance Maladie : Sécheresse oculaire, définition, symptômes, causes — définition, symptômes, facteurs et fréquence
- Assurance Maladie : Sécheresse oculaire ou yeux secs — collyres, larmes artificielles et consultation de l’ophtalmologue
- Krys : Yeux rouges, causes et conseils — causes citées de la rougeur des yeux
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

