- Le reiki est une pratique dite « énergétique » dans laquelle le praticien pose les mains sur le corps ou à proximité, avec l’objectif de favoriser la détente et le processus naturel de guérison de la personne.
- Selon le NCCIH, institut américain de santé, le reiki n’a pas été clairement démontré efficace pour un usage de santé, et rien ne prouve l’existence du « champ d’énergie » invoqué.
- Cette pratique ne remplace jamais un suivi médical ni un traitement prescrit.
- La Miviludes cite le reiki parmi les pratiques concernées par des signalements de dérives en santé : méfiance devant les promesses de guérison.
Le reiki est une pratique de bien-être qui repose sur l’imposition des mains et sur l’idée d’une « énergie » qui circulerait dans le corps. Le terme « équilibrer ses énergies » ne correspond à aucune grandeur mesurable en médecine, et les données scientifiques disponibles ne permettent pas de conclure à un effet sur la santé. Cet article présente en quoi consiste le reiki, ce que disent les organismes de santé et comment l’envisager, le cas échéant, sans retarder une prise en charge médicale.
Qu’est-ce que le reiki ?
Le reiki est défini par le NCCIH (National Center for Complementary and Integrative Health) comme une approche complémentaire dans laquelle le praticien place les mains légèrement sur la personne, ou juste au-dessus, afin de « diriger de l’énergie » pour faciliter la réponse de guérison propre à la personne. Cette pratique repose, selon le NCCIH, sur une croyance orientale en une énergie qui soutiendrait les capacités naturelles de guérison du corps.
Il ne faut pas confondre cette « énergie » avec l’énergie au sens physiologique du terme, mesurée par exemple par la dépense énergétique quotidienne (calories dépensées par l’organisme).
Le reiki est-il efficace ?
Aucune efficacité n’est clairement établie. Le NCCIH indique que le reiki « n’a pas été clairement démontré efficace pour un usage lié à la santé ». Il a été étudié notamment pour la douleur, l’anxiété et la dépression, mais la plupart des recherches ne sont pas de bonne qualité et leurs résultats sont inconsistants. Le NCCIH précise aussi qu’aucune preuve scientifique ne soutient l’existence du champ d’énergie censé jouer un rôle dans le reiki. Il note enfin que le reiki n’a pas été montré comme ayant des effets nocifs.
Ces constats ne disent pas que la détente ressentie par certaines personnes n’existe pas : le moment calme, l’écoute et le repos peuvent contribuer à un mieux-être, mais ils ne prouvent pas l’action d’une énergie.
Comment se déroule une séance ?
La séance consiste en une pose légère des mains, sans manipulation. Le tableau suivant résume ce que l’on peut dire de façon vérifiée, source par source.
| Point | Ce qu’indique l’organisme | Source |
|---|---|---|
| Geste | mains posées légèrement sur la personne ou juste au-dessus | NCCIH |
| Preuves d’efficacité | non clairement démontrée ; études de qualité limitée et résultats inconsistants | NCCIH |
| Champ d’énergie | aucune preuve scientifique de son existence | NCCIH |
| Sécurité | aucun effet nocif démontré | NCCIH |
| Pratiques non conventionnelles en général | plus de 400 pratiques, peu ou pas évaluées ; risque de renoncer à des soins éprouvés | Inserm |
| Dérives en santé | environ 25 % des signalements reçus par la Miviludes concernent la santé ; le reiki est cité | Miviludes |
La durée, le tarif et le déroulement exacts varient selon les praticiens et ne sont pas encadrés par un référentiel officiel de santé. Le guide partager ses mesures avec son médecin rappelle l’intérêt d’informer son médecin de toute pratique complémentaire.
Quels sont les risques ?
Le principal risque n’est pas la séance elle-même mais le retard ou le renoncement aux soins. L’Inserm écrit que les personnes sous l’influence de certains discours peuvent perdre des chances de guérison en renonçant à des soins éprouvés. Il invite à se méfier des praticiens qui demandent des sommes importantes, dévalorisent les traitements proposés par le médecin traitant ou poussent à rompre avec le système de santé ou avec les proches.
La Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) cite parmi les signaux d’alerte les « solutions miraculeuses » et les séances nombreuses et rapprochées. Elle recommande d’en parler à d’autres professionnels de santé et de la contacter en cas de doute.
Comment l’envisager sans danger ?
- Parler de son projet à son médecin, surtout en cas de maladie, de grossesse ou de traitement en cours.
- Ne jamais arrêter ni modifier un traitement prescrit sans avis médical.
- Se méfier de toute promesse de guérison, de diagnostic ou de séances à répétition imposées.
- Comparer d’autres moyens de détente dont l’intérêt est mieux documenté, comme l’activité physique régulière (voir le guide compter ses pas) ou la prise en charge du stress (voir stress, anxiété et angoisse).
D’autres pratiques non conventionnelles sont abordées dans les articles sur l’hypnose et sur le magnétisme, qui relèvent chacun de questions d’évaluation différentes.
Quand consulter ?
Consultez un médecin pour toute douleur, fatigue, anxiété, tristesse ou trouble du sommeil qui dure ou s’aggrave, avant ou en parallèle de toute pratique de bien-être. Une douleur thoracique, un malaise, une difficulté à respirer ou une détresse psychologique aiguë relèvent d’une aide immédiate : 15 ou 112.
Questions fréquentes
Le reiki est-il reconnu comme un traitement médical ?
Non. Selon le NCCIH, il n’a pas été clairement démontré efficace pour un usage lié à la santé. C’est une approche complémentaire, jamais un substitut à un traitement.
Le reiki est-il dangereux ?
Le NCCIH indique qu’aucun effet nocif n’a été démontré. Le risque identifié par l’Inserm est de renoncer ou de retarder des soins éprouvés.
Peut-on se soigner soi-même avec le reiki (autoguérison) ?
Aucune donnée ne permet de présenter le reiki comme un moyen de se soigner. Pour tout symptôme persistant, un avis médical reste nécessaire.
Comment repérer une dérive ?
L’Inserm cite les praticiens qui facturent des sommes importantes, dénigrent les traitements du médecin ou isolent de l’entourage. La Miviludes ajoute les promesses miraculeuses et les séances nombreuses et rapprochées.
Existe-t-il une preuve de l’« énergie » du reiki ?
Selon le NCCIH, il n’existe aucune preuve scientifique de l’existence du champ d’énergie censé intervenir dans le reiki.
Qu’est-ce que le reiki ?
Le reiki est défini par le NCCIH comme une approche complémentaire dans laquelle le praticien place les mains légèrement sur la personne, ou juste au-dessus, afin de « diriger de l’énergie » pour faciliter la réponse de guérison propre à la personne. Il ne remplace jamais un suivi médical ni un traitement prescrit.
Sources
- NCCIH : Reiki — définition, état des preuves, sécurité
- Inserm : Dérives sectaires en santé, une période de crise ? — pratiques non conventionnelles peu évaluées, risque de renoncement aux soins
- Miviludes : Prévention des dérives sectaires, campagne grand public — part des signalements en santé, signaux d’alerte
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

