- Selon l’ANSM, le profil de sécurité du vaccin Gardasil 9 est bien établi : les effets déclarés sont en majorité connus et non graves, comme pour la plupart des vaccins.
- Les effets les plus courants cités par l’ANSM sont des réactions au point d’injection, des maux de tête, des vertiges, des troubles digestifs, de la fièvre et de la fatigue.
- Des malaises avec perte de connaissance (syncopes) sont décrits chez des adolescents ; une réaction allergique grave reste rare mais possible, comme avec tout vaccin injectable.
- Le vaccin vise à prévenir certaines infections par le papillomavirus humain (HPV, ou VPH en français) ; il ne traite pas une infection déjà présente.
Le vaccin contre le VPH (papillomavirus humain) est considéré comme sûr par les autorités sanitaires, avec des effets indésirables le plus souvent bénins et une surveillance continue ; une réaction allergique grave reste possible, comme avec tout vaccin injectable. Voici ce que disent les organismes officiels, ce que l’on sait des effets déclarés et les situations où demander un avis médical.
Le vaccin contre le VPH est-il dangereux ?
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a analysé les déclarations de pharmacovigilance reçues entre le 16 janvier et le 15 juin 2024, à la suite de la campagne de vaccination menée dans les collèges. Elle a recensé 57 cas d’effets indésirables déclarés, en majorité connus et non graves, et a indiqué qu’aucun nouveau signal de sécurité n’avait été identifié. L’ANSM a conclu que le profil de sécurité du vaccin Gardasil 9 est bien établi. La surveillance renforcée a été poursuivie pour la campagne 2024-2025.
La pharmacovigilance est le suivi des effets indésirables des médicaments et des vaccins après leur mise sur le marché : professionnels et patients peuvent déclarer un effet, et l’agence analyse ces déclarations.
Quels effets indésirables sont les plus fréquents ?
Les effets les plus fréquents sont des réactions locales et passagères. Selon l’ANSM, les effets documentés comprennent des réactions au point d’injection (rougeur, douleur, inflammation), des maux de tête, des vertiges, des troubles digestifs, de la fièvre et de la fatigue.
| Type de manifestation | Exemples cités par l’ANSM | Que faire |
|---|---|---|
| Réactions locales | Rougeur, douleur, inflammation au point d’injection | Surveiller ; demander conseil au pharmacien ou au médecin si cela persiste |
| Symptômes généraux | Maux de tête, vertiges, troubles digestifs, fièvre, fatigue | Demander conseil si cela dure ou inquiète |
| Malaise avec perte de connaissance (syncope) | Observé notamment chez les adolescents, parfois avec tremblements ou raideur | Rester sous surveillance après l’injection |
| Réaction allergique grave (anaphylaxie) | Rare, comme avec tous les vaccins injectables | Urgence : appeler le 15 ou le 112 |
L’ANSM rappelle l’intérêt d’une période d’observation de 15 minutes après la vaccination, afin d’éviter les blessures liées à une éventuelle chute en cas de malaise.
À quoi sert le vaccin contre le VPH ?
Le vaccin contre le VPH sert à prévenir l’infection par certains types de papillomavirus, pas à traiter une infection déjà installée. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination des filles de 9 à 14 ans est très efficace pour prévenir l’infection, le cancer du col de l’utérus et d’autres cancers liés au VPH. L’OMS précise que les vaccins protègent contre les types 16 et 18, à l’origine d’environ 76 % des cancers du col de l’utérus. Ils ne ciblent donc que des types précis du virus.
Qui est concerné par la vaccination ?
L’OMS indique que le groupe cible principal est celui des filles de 9 à 14 ans, idéalement avant le début de l’activité sexuelle, avec un schéma d’une ou deux doses selon les pays. Les personnes dont l’immunité est affaiblie, y compris les personnes vivant avec le VIH, doivent idéalement recevoir deux ou trois doses. Certains pays ont étendu la vaccination aux garçons ; en France, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé en décembre 2019 de vacciner aussi les garçons, entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible de 15 à 19 ans. La HAS rappelait que près de 25 % des cancers liés aux papillomavirus touchent les hommes. Le calendrier précis (âges, nombre de doses, rattrapage) est à confirmer avec un médecin, un pharmacien ou une sage-femme.
Comment décider pour soi ou pour son enfant ?
La décision se prend avec un professionnel de santé, au regard de l’âge, de l’historique vaccinal et des antécédents. Noter les vaccins déjà reçus dans un carnet de suivi de santé facilite cet échange, et le guide les repères de santé selon l’âge situe les étapes de suivi aux différents âges. Une fièvre, une douleur ou un malaise survenant après la vaccination peut être signalé au médecin ; le guide quand consulter après une mesure inquiétante propose des repères.
Quand consulter ?
Consultez un médecin si un effet survient après l’injection et dure, s’aggrave ou inquiète. Une difficulté à respirer, un gonflement du visage ou de la gorge, une éruption étendue ou un malaise avec perte de connaissance justifient d’appeler le 15 ou le 112. Les effets indésirables peuvent être déclarés auprès de l’ANSM, par un professionnel de santé ou par le patient.
Questions fréquentes
Le vaccin contre le VPH est-il sûr ?
Selon l’ANSM, le profil de sécurité du vaccin Gardasil 9 est bien établi et aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié lors de la surveillance menée après la campagne dans les collèges en 2024. Comme tout vaccin, il peut provoquer des effets indésirables.
Quels sont les effets indésirables du vaccin contre le VPH ?
L’ANSM cite surtout des réactions au point d’injection, des maux de tête, des vertiges, des troubles digestifs, de la fièvre et de la fatigue, en majorité non graves. Des syncopes sont décrites chez des adolescents.
Le vaccin guérit-il une infection par le VPH ?
Non. Selon l’OMS, il prévient l’infection par certains types de virus, notamment les types 16 et 18. Il ne traite pas une infection déjà présente.
Pourquoi reste-t-on 15 minutes après l’injection ?
L’ANSM recommande cette observation pour éviter les blessures en cas de malaise avec perte de connaissance, notamment chez les adolescents.
Qui est concerné par la vaccination contre le VPH ?
Selon l’OMS, le groupe cible principal est celui des filles de 9 à 14 ans. En France, la HAS a aussi recommandé de vacciner les garçons, entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible de 15 à 19 ans. Le calendrier précis est à confirmer avec un médecin, un pharmacien ou une sage-femme.
Quand consulter après le vaccin contre le VPH ?
Un avis médical est conseillé si un effet survient après l’injection et dure, s’aggrave ou inquiète. Une difficulté à respirer, un gonflement du visage ou de la gorge, une éruption étendue ou un malaise avec perte de connaissance justifient d’appeler le 15 ou le 112. Les effets indésirables peuvent aussi être déclarés auprès de l’ANSM.
Sources
- ANSM : campagne vaccinale contre les infections à papillomavirus humains (HPV), les dernières données confirment de nouveau le profil de sécurité du vaccin Gardasil 9 — pharmacovigilance du 16 janvier au 15 juin 2024, effets déclarés, observation de 15 minutes
- OMS : papillomavirus humain (HPV) et cancer du col de l’utérus — efficacité, groupe cible, nombre de doses, types 16 et 18
- HAS : la HAS recommande de vacciner aussi les garçons contre les papillomavirus — recommandation de décembre 2019, âges de 11 à 14 ans, rattrapage de 15 à 19 ans, part des cancers chez l’homme
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

