Image default
Nutrition

Arrêter le sucre : faut-il le supprimer ou le réduire ?

En bref

  • Arrêter le sucre en totalité n’est pas l’objectif des recommandations officielles : elles visent à limiter la consommation, en priorité les boissons sucrées et les sucres ajoutés.
  • Pour un adulte, l’Anses recommande de ne pas dépasser 100 g de sucres totaux par jour (hors lactose et galactose) et au plus un verre de boisson sucrée par jour.
  • L’OMS conseille de garder les sucres libres sous 10 % de l’apport énergétique quotidien, soit environ 50 g pour 2 000 kcal.
  • Les sucres se cachent dans les produits industriels sous des noms variés : sucre inverti, sirops de glucose et de fructose.

Se demander s’il faut arrêter le sucre est légitime, mais les autorités de santé répondent plutôt par la modération : il s’agit de réduire les apports en sucres, surtout ceux que l’on ajoute ou que l’industrie ajoute aux aliments, plutôt que de les supprimer tous. Les fruits et les produits laitiers contiennent eux aussi des sucres naturels, qui ne sont pas visés de la même manière. Cet article rappelle les repères de l’Anses et de l’OMS, explique où se trouvent les sucres et propose des pistes de réduction progressive.

Faut-il vraiment arrêter le sucre ?

Non, les recommandations officielles parlent de limiter, pas de supprimer. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande aux adultes de ne pas consommer plus de 100 g de sucres totaux par jour, lactose et galactose exclus. Elle recommande aussi de ne pas boire plus d’un verre de boisson sucrée par jour.

Selon l’Anses, un excès de sucres favorise le surpoids et l’obésité, et les maladies qui y sont associées : diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, certains cancers. Il est aussi associé à une élévation des triglycérides (graisses du sang) et de l’acide urique, ainsi qu’aux caries dentaires. L’enjeu porte donc sur la quantité et la fréquence, pas sur la suppression d’un nutriment.

Quelles sont les limites recommandées selon l’âge ?

L’Anses fixe des repères de sucres totaux par jour (hors lactose et galactose), qui diminuent chez l’enfant.

PopulationRepère de l’Anses (sucres totaux)
Adultesau plus 100 g par jour
Adolescents de 13 à 17 ansau plus 100 g par jour
Enfants de 8 à 12 ansau plus 75 g par jour
Enfants de 4 à 7 ansau plus 60 g par jour

Ces repères sont dépassés par une part notable de la population : selon l’Anses, 20 à 30 % des adultes et des adolescents consomment plus de 100 g par jour, 60 % des enfants de 8 à 12 ans dépassent 75 g, et 75 % des enfants de 4 à 7 ans dépassent 60 g.

Quelle différence entre sucres totaux et sucres libres ?

Les sucres totaux regroupent tous les sucres de l’alimentation, tandis que les sucres libres sont ceux qui sont ajoutés aux aliments et aux boissons, ou naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. Selon l’OMS, les sucres libres devraient représenter moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien, ce qui correspond à environ 50 g (une douzaine de cuillères à café rases) pour une personne de poids normal consommant 2 000 kcal par jour. L’OMS indique qu’une limite à 5 % ou moins apporterait des bénéfices supplémentaires.

Cette distinction explique pourquoi une pomme entière et une canette de soda n’ont pas le même statut, même si les deux contiennent du sucre : le soda apporte des sucres libres, le fruit entier relève des sucres naturellement présents dans l’aliment. L’article sur le régime low carb détaille une autre approche, centrée sur les glucides en général.

Où se cachent les sucres dans l’alimentation ?

Les sucres se trouvent dans les aliments sucrés évidents, mais aussi dans de nombreux produits transformés, parfois salés. Santé.fr rappelle que les sucres apparaissent sur les étiquettes sous des appellations variées : sucre inverti, sirops de glucose et de fructose, en plus du saccharose (sucre de table). Pour les repérer, lisez la liste des ingrédients, qui est classée par ordre décroissant de quantité, et le tableau nutritionnel qui indique la ligne « dont sucres ».

  • Les boissons : sodas, jus, boissons aromatisées, café ou thé sucrés.
  • Les produits du petit-déjeuner : céréales, pâtes à tartiner, biscuits.
  • Les produits laitiers aromatisés ou sucrés et les desserts industriels.
  • Les sauces, plats préparés et conserves, où le sucre sert aussi d’exhausteur de goût ou de conservateur.

Comment réduire le sucre progressivement ?

Une réduction par étapes est plus simple à tenir qu’une suppression brutale, et elle s’appuie sur les mêmes repères que ceux de l’Anses. Voici une démarche en quatre étapes.

  1. Commencez par les boissons : l’Anses limite les boissons sucrées à un verre par jour, et l’OMS recommande de restreindre les boissons sucrées dans la prévention du surpoids.
  2. Comparez les étiquettes de produits de même type et choisissez ceux dont la ligne « dont sucres » est la plus basse.
  3. Diminuez peu à peu le sucre ajouté vous-même (café, yaourt nature, pâtisseries maison).
  4. Privilégiez les aliments bruts ou peu transformés, dont les fruits entiers, plutôt que les jus.

Pour suivre ses repères sans tomber dans l’excès de contrôle, l’article sur la mesure sans obsession rappelle les limites du chiffre. Pour les personnes qui surveillent leur glycémie, le guide sur l’auto-mesure de la glycémie explique ce que ces mesures indiquent. Pour le poids, voir aussi la mesure du tour de taille ; et pour un modèle alimentaire global, le régime méditerranéen.

Le sucre aide-t-il à maigrir quand on le supprime ?

Réduire le sucre peut contribuer à un meilleur équilibre énergétique, mais ce n’est pas un levier isolé. Selon l’OMS, le surpoids et l’obésité résultent d’un déséquilibre entre l’énergie absorbée par l’alimentation et l’énergie dépensée par l’activité physique, avec des facteurs environnementaux, psychosociaux et génétiques. Un adulte est considéré en surpoids à partir d’un IMC de 25 et en obésité à partir de 30 (IMC : poids en kg divisé par la taille en mètres au carré).

Quand consulter ?

Consultez un médecin avant de modifier fortement votre alimentation si vous avez un diabète, un traitement hypoglycémiant, une grossesse, ou si vous présentez une fatigue marquée, une soif inhabituelle ou une perte de poids inexpliquée. Un diététicien peut accompagner une réduction adaptée à votre situation. En cas de malaise important ou de signes d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Questions fréquentes

Combien de sucre peut-on consommer par jour ?

Selon l’Anses, un adulte ne devrait pas dépasser 100 g de sucres totaux par jour, hors lactose et galactose. Pour les sucres libres, l’OMS recommande de rester sous 10 % de l’apport énergétique, soit environ 50 g pour 2 000 kcal.

Les sucres des fruits comptent-ils ?

Les fruits contiennent du glucose et du fructose, qui entrent dans les sucres totaux de l’Anses. L’OMS compte parmi les sucres libres ceux des jus de fruits et des concentrés, mais pas ceux du fruit entier.

Comment reconnaître le sucre sur une étiquette ?

Il peut figurer sous les noms de saccharose, sucre inverti, sirop de glucose ou sirop de fructose. La ligne « dont sucres » du tableau nutritionnel donne la quantité totale pour 100 g.

Faut-il supprimer les boissons sucrées ?

L’Anses recommande de ne pas boire plus d’un verre de boisson sucrée par jour, et l’OMS invite à restreindre ces boissons pour prévenir le surpoids. Les remplacer par de l’eau est la modification la plus simple.

Faut-il arrêter complètement le sucre ?

Non, les recommandations officielles parlent de limiter les sucres, pas de les supprimer. Elles visent surtout les boissons sucrées et les sucres ajoutés, tandis que les fruits et les produits laitiers contiennent des sucres naturels qui ne sont pas visés de la même manière. L’enjeu porte sur la quantité et la fréquence, pas sur la suppression d’un nutriment.

Comment réduire sa consommation de sucre progressivement ?

Une réduction par étapes est plus simple à tenir qu’une suppression brutale. Commencez par les boissons, comparez les étiquettes de produits de même type et choisissez ceux dont la ligne « dont sucres » est la plus basse, puis diminuez peu à peu le sucre ajouté vous-même, par exemple dans le café. Privilégiez les aliments peu transformés, dont les fruits entiers.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — Ce contenu est une information générale ; il ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un pharmacien ou d’un diététicien. En cas de diabète, de traitement en cours, de symptômes inhabituels ou de mesures anormales, consultez un médecin ; en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Mis à jour le 3 octobre 2026

Autres articles à lire

Brûlez des Calories tout en Savourant : La Magie de la Soupe de Légumes Maison

administrateur

Livraison de viande casher : avantages et points à vérifier

administrateur

Compter les Calories des Dattes : Un Guide pour Équilibrer Énergie et Nutrition

administrateur

Combien de Calories Contient Votre Canette de Coca-Cola ? Décryptage et Conseils Nutritionnels

administrateur

Soja : intérêts nutritionnels, isoflavones et précautions

administrateur

Régime Herbalife : principe, efficacité et limites

administrateur