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Santé

Comment bien organiser la sécurité médicale en entreprise ?

En bref

  • Organiser la sécurité médicale en entreprise, c’est prévoir une alerte efficace, des secouristes formés, du matériel de premiers secours adapté aux risques et des consignes écrites accessibles.
  • Selon l’INRS, le Code du travail (article R. 4224-14) impose un matériel de premiers secours adapté aux risques, facilement accessible et signalé par panneaux.
  • Il n’existe pas de liste type pour la trousse : l’employeur en définit le contenu après avis du médecin du travail.
  • D’après l’INRS, toute personne, même non médecin, peut utiliser un défibrillateur automatisé externe (DAE).

Bien organiser la sécurité médicale en entreprise consiste à pouvoir alerter les secours sans délai, à disposer de salariés formés aux premiers gestes, à mettre à disposition du matériel adapté aux risques réels et à écrire des consignes que chacun connaît. Selon l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), le Code du travail fait obligation à l’employeur d’organiser dans son entreprise les soins d’urgence à donner aux salariés accidentés et aux malades. Cette organisation part de l’évaluation des risques de chaque site.

Quelles sont les obligations de l’employeur en matière de secours ?

L’employeur doit organiser les premiers secours ; l’INRS cite notamment l’article R. 4224-14 du Code du travail pour le matériel et l’article R. 4224-16 pour l’avis du médecin du travail et les consignes écrites. L’INRS recense plusieurs éléments à mettre en place :

  1. un dispositif d’alerte en cas d’accident ou de malaise, avec les numéros d’urgence connus de tous ;
  2. la présence de sauveteurs secouristes du travail (SST), salariés formés aux gestes de premiers secours ;
  3. du matériel de premiers secours disponible sur place et signalé ;
  4. des consignes écrites, tenues à la disposition du personnel et de l’inspection du travail ;
  5. en l’absence d’infirmier en permanence, la consultation du médecin du travail pour définir les mesures nécessaires.

L’INRS rappelle aussi que l’employeur doit pouvoir faire face rapidement et efficacement à un début d’incendie (article R. 4227-28).

Que doit contenir la trousse de premiers secours ?

Il n’existe pas de liste réglementaire unique. Selon l’INRS, l’employeur définit le contenu après avoir demandé l’avis du médecin du travail, en tenant compte de l’évaluation des risques et du niveau de compétence de la personne qui l’utilisera (sauveteur secouriste, infirmier ou médecin). Un bureau, un atelier, un entrepôt ou un chantier n’appellent pas le même équipement.

CatégorieExemples cités par l’INRS pour une trousse de sauveteur secouriste
ProtectionGants non stériles en vinyle, solution hydroalcoolique, masque de protection pour le bouche-à-bouche
SoinsSavon liquide, antiseptique, compresses stériles, pansements adhésifs, sparadrap hypoallergénique, bandes extensibles, ciseaux à bouts ronds
DiversCouverture de survie, sacs pour déchets de soins, morceaux de sucre

Ce contenu est un exemple à adapter, à vérifier régulièrement (dates de péremption, réassort) et à placer là où les salariés travaillent. L’article armoire à pharmacie : un indispensable au travail complète ce point. Parmi les distributeurs de matériel de secours destiné aux professionnels figure par exemple Securimed ; le choix des produits reste à valider avec le médecin du travail.

Le défibrillateur est-il obligatoire en entreprise ?

L’obligation dépend de la nature de l’établissement. Selon l’INRS, le décret n° 2018-1186 a rendu obligatoire l’installation d’un DAE dans certains établissements recevant du public (ERP), avec des échéances échelonnées de 2020 à 2022 selon la catégorie. Pour les autres lieux de travail, l’INRS traite la question dans un focus juridique dédié : l’équipement découle de l’évaluation des risques et de l’organisation des secours.

L’INRS précise que toute personne, même non médecin, peut utiliser un DAE ; aucune formation préalable n’est légalement exigée, mais une sensibilisation des salariés à la reconnaissance de l’arrêt cardiaque est conseillée, et les sauveteurs secouristes du travail sont formés à son usage. Le DAE doit faire l’objet de vérifications périodiques et d’une signalisation. Le fonctionnement de l’appareil est détaillé dans l’article les avantages du défibrillateur.

Comment rendre le dispositif efficace au quotidien ?

Un matériel inconnu ou introuvable ne sert à rien le jour d’un accident. Quelques mesures simples rendent l’organisation opérationnelle :

  • afficher les numéros d’urgence (15, 18, 112) et le nom des secouristes près des postes de travail ;
  • signaler la trousse et le DAE par des panneaux, et les rendre accessibles sans clé ;
  • désigner une personne chargée de vérifier le matériel et de tenir un registre des contrôles ;
  • présenter les consignes à chaque nouvel arrivant et les mettre à jour après tout changement d’activité ;
  • organiser des exercices pour vérifier que l’alerte fonctionne.

Les informations de santé recueillies à l’occasion d’un accident sont des données sensibles : leur accès doit rester limité, comme l’explique le guide la confidentialité des données de santé. Pour le domicile, l’article quels sont les équipements d’urgence à avoir chez soi ? propose des repères voisins.

Quel rôle pour le médecin du travail et les secouristes ?

Le médecin du travail conseille l’employeur sur le contenu du matériel et sur l’organisation des secours, notamment en l’absence d’infirmier en permanence, selon l’INRS. Les sauveteurs secouristes du travail assurent les premiers gestes en attendant l’arrivée des secours. Leur nombre et leur répartition se décident en fonction des effectifs, des horaires et des risques de chaque site, avec le service de prévention et de santé au travail.

Quand appeler les secours ?

Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 devant une perte de connaissance, une détresse respiratoire, une douleur thoracique, un saignement abondant ou une brûlure étendue. En cas d’arrêt cardiaque, l’alerte, le massage cardiaque et l’utilisation du DAE doivent être engagés sans délai. Pour une blessure légère, la consigne interne précise qui soigne et qui consigne l’événement.

Questions fréquentes

La trousse de secours est-elle obligatoire en entreprise ?

Oui. Selon l’INRS, l’article R. 4224-14 du Code du travail impose un matériel de premiers secours adapté aux risques, facilement accessible et signalé par panneaux. Son contenu n’est pas fixé par une liste réglementaire.

Qui décide du contenu de la trousse ?

L’employeur, après avoir demandé l’avis du médecin du travail, d’après l’INRS. Le contenu dépend de l’évaluation des risques et de la compétence de la personne qui l’utilisera.

Faut-il être formé pour utiliser un défibrillateur ?

Non, toute personne peut utiliser un DAE, précise l’INRS. Une sensibilisation des salariés reste recommandée, et les sauveteurs secouristes du travail sont formés à son usage.

Un DAE est-il obligatoire dans tous les locaux professionnels ?

Non, l’obligation réglementaire vise certains établissements recevant du public, selon le décret n° 2018-1186. Ailleurs, l’installation découle de l’évaluation des risques et de l’organisation des secours.

Les consignes de secours doivent-elles être écrites ?

Oui. L’INRS indique que les consignes doivent être écrites et tenues à la disposition du personnel et de l’inspection du travail. Elles précisent l’alerte, les secouristes et l’emplacement du matériel.

Quand faut-il appeler les secours en entreprise ?

Il faut appeler le 15 (SAMU) ou le 112 devant une perte de connaissance, une détresse respiratoire, une douleur thoracique, un saignement abondant ou une brûlure étendue. En cas d’arrêt cardiaque, l’alerte, le massage cardiaque et l’utilisation du DAE doivent être engagés sans délai. Pour une blessure légère, la consigne interne précise qui soigne.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — Information générale à jour à la date indiquée sur l’organisation des secours au travail ; elle ne remplace ni l’avis du médecin du travail ni celui de votre service de prévention et de santé au travail. Face à une victime en détresse, appelez le 15 ou le 112.

Mis à jour le 3 octobre 2026

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