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Forme

Forme des fesses et santé : ce que l’on peut vraiment en déduire

En bref

  • La forme des fesses n’est pas un indicateur de santé reconnu : elle ne permet ni de diagnostiquer une maladie ni d’évaluer un risque.
  • Selon l’Inserm, c’est l’excès de graisse abdominale, autour des viscères, qui est associé à un risque accru de diabète, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.
  • Les repères utilisés par les professionnels sont l’indice de masse corporelle, le tour de taille et, parfois, le rapport taille-hanches.
  • Une modification rapide du corps ou un symptôme nouveau justifie un avis médical, pas une interprétation à partir de la silhouette.

Que dit la forme des fesses sur la santé ? Presque rien, au sens médical : aucune classification médicale de référence ne relie un type de fesses (rondes, en poire, plates, en V) à un état de santé. Ce qui compte pour les institutions, c’est la quantité et la localisation de la masse grasse, en particulier au niveau du ventre, et des mesures simples qui permettent de la repérer.

Les « types de fesses » ont-ils une signification médicale ?

Non. Les classements populaires qui circulent sur Internet décrivent des silhouettes, pas des diagnostics, et ils ne reposent pas sur une classification médicale reconnue. La forme du bassin et des fesses varie d’une personne à l’autre ; une silhouette donnée ne dit rien, à elle seule, d’un déséquilibre hormonal, d’une carence ou d’une maladie.

Lire un risque de santé dans une forme est donc une erreur d’interprétation courante. Elle peut inquiéter à tort ou, à l’inverse, rassurer à tort. Les mesures validées par les institutions sont décrites plus bas.

Quelle partie de la graisse corporelle est associée à un risque ?

La graisse située dans la région abdominale est celle qui est associée à un risque. L’Inserm écrit que l’excès de masse grasse dans la région abdominale, c’est-à-dire la graisse qui entoure les viscères, est associé à un risque accru de diabète, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Les viscères sont les organes situés dans l’abdomen (foie, intestins, etc.).

L’Inserm précise aussi un repère de mesure : on parle d’obésité abdominale lorsque le tour de taille dépasse 100 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme, en dehors de la grossesse. C’est donc la taille, et non la forme des fesses, qui sert d’indicateur. La méthode de mesure est détaillée dans le guide Le tour de taille et le risque : comment bien le mesurer.

Quels repères utilisent réellement les professionnels de santé ?

Les professionnels s’appuient sur quelques mesures simples, toujours interprétées dans leur contexte.

IndicateurCe qu’il mesureRepère et source
Forme des fessesUne silhouette (aspect visuel)Aucun repère de santé validé
Indice de masse corporelle (IMC)Rapport entre le poids et la tailleSurpoids à partir de 25, obésité à partir de 30 (OMS)
Tour de tailleGraisse abdominaleObésité abdominale au-delà de 100 cm (hommes) et 88 cm (femmes) selon l’Inserm
Rapport taille-hanchesRapport entre tour de taille et tour de hanchesUtilisé pour évaluer le risque ; l’OMS a réuni un groupe d’experts sur le sujet en 2008

L’IMC a des limites, que l’Inserm souligne : certaines personnes, comme les sportifs de haut niveau, peuvent avoir un IMC élevé sans excès de masse grasse. Le guide Le rapport taille-hanches : calcul et interprétation explique comment utiliser ce second repère, et Le poids et la composition corporelle replace ces mesures dans l’ensemble.

Qu’est-ce qui influence la silhouette ?

La silhouette dépend de plusieurs facteurs, sans qu’on puisse en tirer de conclusion individuelle. Selon l’OMS, le surpoids et l’obésité résultent d’un déséquilibre entre l’énergie absorbée (alimentation) et l’énergie dépensée (activité physique) ; l’obésité est une maladie multifactorielle, liée à des facteurs environnementaux, psychosociaux et à des variants génétiques. L’Inserm évoque de son côté le rôle de la génétique dans certaines obésités.

La masse musculaire fait partie de la composition corporelle, mais l’état des muscles fessiers ne se déduit pas d’une simple observation. Pour la suivre avec des repères adaptés, voir La masse musculaire : pourquoi et comment la suivre.

L’activité physique modifie-t-elle la composition corporelle ?

Oui, de façon générale. L’OMS indique qu’une activité physique régulière est associée à une amélioration de plusieurs indicateurs de santé, dont les mesures de la masse grasse, ainsi qu’à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers. Elle précise que toute activité physique compte et vaut mieux que l’absence d’activité. Un exemple d’exercices de renforcement : 6 exercices rapides pour des fesses fermes et musclées.

Quand consulter ?

Un avis médical est utile en cas de prise ou de perte de poids rapide et inexpliquée, de gonflement d’une jambe ou d’une zone du corps, d’asymétrie nouvelle, de douleur persistante ou de tout symptôme qui inquiète. Un médecin traitant peut interpréter un tour de taille ou un IMC dans le contexte de chaque personne. Une douleur thoracique, une gêne respiratoire brutale ou une jambe soudainement gonflée, rouge et douloureuse relèvent de l’urgence : appelez le 15 ou le 112.

Questions fréquentes

La forme des fesses peut-elle révéler une maladie ?

Non. Aucune classification médicale reconnue ne relie la forme des fesses à une maladie. Les professionnels utilisent l’IMC, le tour de taille et un bilan médical adapté.

Quelle graisse est la plus associée à un risque pour la santé ?

Selon l’Inserm, c’est l’excès de graisse abdominale, autour des viscères. Il est associé à un risque accru de diabète, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

À partir de quel tour de taille parle-t-on d’obésité abdominale ?

L’Inserm retient plus de 100 cm chez l’homme et plus de 88 cm chez la femme, en dehors de la grossesse. Ce repère est à mesurer correctement et à faire interpréter par un professionnel.

L’IMC suffit-il à évaluer la corpulence ?

Non. L’OMS définit le surpoids (25 et plus) et l’obésité (30 et plus) par l’IMC, mais l’Inserm rappelle qu’un IMC élevé peut exister sans excès de masse grasse, notamment chez les sportifs de haut niveau.

Faut-il chercher à changer la forme de ses fesses pour sa santé ?

Ce n’est pas un objectif de santé reconnu. Les recommandations portent sur la pratique régulière d’une activité physique et sur l’équilibre global du mode de vie, pas sur une silhouette précise.

Quand consulter un médecin à propos de son poids ou de son corps ?

Un avis médical est utile en cas de prise ou de perte de poids rapide et inexpliquée, de gonflement d’une zone du corps, d’asymétrie nouvelle, de douleur persistante ou de tout symptôme qui inquiète. Une douleur thoracique, une gêne respiratoire brutale ou une jambe soudainement gonflée, rouge et douloureuse relèvent de l’urgence : appeler le 15 ou le 112.

Sources

Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.

Information — cet article donne des informations générales sur la composition corporelle ; il ne permet aucun diagnostic et ne remplace pas un avis médical. En cas de chiffres anormaux, de modification rapide du corps ou de symptômes, consultez un médecin ; en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Mis à jour le 3 octobre 2026

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