- Un régime low carb (« pauvre en glucides ») réduit la part des glucides de l’alimentation : féculents, produits sucrés, fruits, boissons sucrées ; il remplace ces aliments par d’autres sources d’énergie, surtout des protéines et des graisses.
- Pour les adultes, l’ANSES situe l’apport de référence en glucides entre 40 et 55 % de l’énergie quotidienne ; un régime low carb se place donc en dessous de ce repère.
- Selon l’ANSES, les régimes pauvres en glucides s’accompagnent fréquemment de troubles digestifs et de constipation, liés aux faibles apports en fibres.
- Le régime cétogène strict relève d’un usage médical encadré dans les documents de l’ANSES consultés.
- Un avis médical ou diététique est recommandé avant de commencer, en particulier avec une maladie ou un traitement.
Le régime low carb est un mode d’alimentation qui réduit la quantité de glucides, c’est-à-dire des sucres et de l’amidon présents dans le pain, les pâtes, le riz, les pommes de terre, les fruits ou les boissons sucrées. Il se distingue d’un simple arrêt du sucre de table : c’est l’ensemble des aliments riches en glucides qui est limité. Cet article présente les repères officiels, ce que l’on sait des risques et les précautions à connaître.
Qu’est-ce que le régime low carb exactement ?
Le régime low carb désigne un régime dont les apports en glucides sont inférieurs aux repères habituels de la population. Les documents officiels consultés ne le définissent pas par un seuil unique : on parle de low carb pour des versions plus ou moins strictes. Pour situer la différence, l’ANSES indique que les apports de référence d’un adulte se situent entre 40 et 55 % de l’énergie quotidienne pour les glucides et entre 35 et 40 % pour les lipides.
Le régime cétogène est une forme extrême de restriction. L’ANSES le décrit, dans un avis de 2019, dans le contexte d’une prise en charge médicale : le rapport classique « 4:1 » apporte environ 90 % de l’énergie sous forme de lipides, 8 % de protéines et 2 % de glucides, et certains patients ne consomment que 10 g de glucides par jour. Ce type de régime concerne des situations médicales particulières et ne se pratique pas sans suivi.
Quels repères officiels faut-il connaître ?
| Repère | Valeur | Organisme |
|---|---|---|
| Glucides, adulte | 40 à 55 % de l’énergie quotidienne | ANSES |
| Lipides, adulte | 35 à 40 % de l’énergie quotidienne | ANSES |
| Sucres libres | moins de 10 % de l’énergie quotidienne (environ 50 g pour 2 000 kcal) | OMS |
| Fibres alimentaires | au moins 25 g par jour au-delà de 10 ans | OMS |
| Fruits et légumes | au moins 400 g par jour au-delà de 10 ans | OMS |
Les sucres libres sont ceux ajoutés aux aliments et aux boissons, ainsi que ceux présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. L’OMS recommande de les limiter, ce qui ne revient pas à supprimer tous les glucides : les féculents, les fruits et les légumes en apportent aussi, avec des fibres. Notre article sur l’arrêt du sucre et celui sur les féculents abordent ces nuances.
Quels sont les risques d’un régime pauvre en glucides ?
Les régimes pauvres en glucides s’accompagnent fréquemment de troubles digestifs et de constipation, selon l’ANSES, en raison de faibles apports en fibres. Dans son rapport de 2010 sur les pratiques d’amaigrissement, l’agence rattache par ailleurs les régimes suivis sans encadrement à plusieurs risques :
- perte de masse musculaire et affaiblissement ;
- dégradation du capital osseux ;
- troubles cardiovasculaires ;
- perturbations psychologiques et troubles du comportement alimentaire ;
- modifications du métabolisme qui favorisent la reprise de poids.
L’ANSES conclut que la recherche d’une perte de poids sans indication médicale formelle comporte des risques, et préconise un accompagnement par des professionnels de santé associé à une activité physique régulière. Cette conclusion vaut pour les régimes d’amaigrissement en général, dont le régime low carb.
Le régime low carb convient-il à tout le monde ?
Non : un avis médical est recommandé avant de réduire fortement les glucides, en particulier en cas de diabète, de maladie rénale, de traitement médicamenteux, de grossesse, d’allaitement ou d’antécédent de troubles du comportement alimentaire. Une modification brutale de l’alimentation peut en effet nécessiter d’adapter un traitement. Les personnes qui suivent une maladie chronique à domicile trouveront des repères dans notre guide sur le suivi à domicile des maladies chroniques.
Comment suivre ses résultats sans excès ?
Un suivi raisonné repose sur quelques indicateurs et sur des objectifs réalistes, plutôt que sur des pesées quotidiennes. Pour cadrer la démarche, vous pouvez consulter nos guides sur les objectifs chiffrés réalistes et sur le suivi du poids sans obsession. Pour comparer avec une autre approche centrée sur les protéines, voyez l’article sur le régime hyperprotéiné.
Quand consulter ?
Consultez un médecin avant de commencer un régime pauvre en glucides si une maladie ou un traitement est en cours, et sans attendre si une fatigue inhabituelle, des vertiges, une constipation persistante ou une perte de poids rapide apparaissent. Des douleurs dans la poitrine, un malaise ou une difficulté respiratoire justifient d’appeler le 15 ou le 112.
Questions fréquentes
Que signifie low carb ?
L’expression désigne une alimentation pauvre en glucides (« carbohydrates » en anglais). Elle limite les féculents, les produits sucrés et les boissons sucrées au profit d’autres sources d’énergie comme les protéines et les graisses.
Quelle part de glucides l’ANSES recommande-t-elle ?
Pour les adultes, l’ANSES situe l’apport de référence en glucides entre 40 et 55 % de l’énergie quotidienne. Un régime low carb se situe en dessous de ce repère de population.
Le régime low carb et le régime cétogène sont-ils identiques ?
Non. Le régime cétogène est beaucoup plus restrictif : dans sa forme classique 4:1 décrite par l’ANSES, il apporte environ 2 % de l’énergie sous forme de glucides. Il relève d’une prise en charge médicale.
Quels effets digestifs peut-on rencontrer ?
Selon l’ANSES, les régimes pauvres en glucides s’accompagnent fréquemment de troubles digestifs et de constipation, liés aux faibles apports en fibres. L’OMS recommande au moins 25 g de fibres par jour au-delà de 10 ans.
Faut-il l’avis d’un médecin avant de commencer ?
Oui, c’est recommandé, surtout avec un diabète, une maladie rénale ou un traitement. L’ANSES préconise un accompagnement par des professionnels de santé pour toute démarche d’amaigrissement sans indication médicale formelle.
Quels sont les risques d’un régime pauvre en glucides ?
L’ANSES rattache les régimes d’amaigrissement suivis sans encadrement à plusieurs risques : perte de masse musculaire, dégradation du capital osseux, troubles cardiovasculaires, troubles du comportement alimentaire et reprise de poids. Elle préconise un accompagnement par des professionnels de santé, une conclusion qui vaut pour le régime low carb.
Sources
- ANSES : rapport sur les pratiques d’amaigrissement (2010) — troubles digestifs des régimes pauvres en glucides, risques des régimes sans encadrement
- ANSES : avis d’octobre 2019 relatif à un produit pour régime cétogène — repères de glucides et lipides, régime cétogène médical
- OMS : alimentation saine — sucres libres, fibres, fruits et légumes
Information éducative ; une mesure ne remplace pas un avis médical.
Mis à jour le 3 octobre 2026

